Langue seconde à l’école: pourquoi imposer l’anglais?

20 novembre 2016

Extrait du texte de Martin Lavallée paru dans La Presse du 1er août 2011.

Restreindre l’ouverture sur le monde de la jeunesse québécoise à la seule langue anglaise constitue plutôt une fermeture, alors que ce même monde comporte une multitude d’autres langues et de cultures dont certaines sont aussi nécessaires et riches que l’anglais. Elles mériteraient également d’être enseignées dans nos écoles québécoises.

Pourquoi priverait-on un étudiant d’apprendre le mandarin ou alors l’espagnol si c’est ce qui l’intéresse plutôt que l’anglais? Les élèves devraient ainsi avoir le choix de s’ouvrir sur la langue et la culture qu’ils désirent et c’est en ce sens que l’école québécoise se doit de diversifier son choix de cours de langue seconde.

Qui n’est pas au fait que le mandarin, l’arabe, l’hindi, l’espagnol, le portugais et d’autres encore sont des langues indispensables pour fonctionner dans le monde économique moderne? Certaines commencent déjà à détrôner l’anglais comme langue principale dans divers secteurs. L’apprentissage de ces diverses langues par les citoyens de demain constituera un enrichissement pour l’ensemble de la collectivité québécoise qui sera à même de communiquer dans leur langue avec ces diverses cultures dispersées sur le globe.
Même dans le cas où l’école québécoise construirait son cursus en fonction du seul prisme économique, elle ne serait pas justifiée d’enseigner uniquement l’anglais langue seconde à nos élèves, car celle-ci n’est plus la seule langue nécessaire à l’heure actuelle.

Mais comme le rôle de nos écoles n’est pas d’être un simple rouage du système économique dominant, mais plutôt de former des citoyens informés, instruits et épanouis, elle est encore plus justifiée de diversifier son offre de cours de langue seconde afin d’enrichir personnellement chaque étudiant québécois.

Puis il ne faut jamais perdre de vue qu’il s’agit de l’apprentissage d’une langue seconde, faisant référence au fait qu’il y a une langue première. Or, au Québec, cette langue première est le français, langue tout aussi riche culturellement et indispensable dans le monde moderne.

Avant de s’ouvrir à une autre langue et une autre culture, nous devons nous assurer que les étudiants québécois maîtrisent bien leur propre langue et connaissent bien leur propre culture. C’est donc en ayant en tête que l’apprentissage d’une langue seconde par l’élève québécois ne doit en rien compromettre la bonne maîtrise de sa langue première, qui est la langue française.

Lire le texte complet dans La Presse

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