Article de Robert Laflamme de la Presse Canadienne publié dans La Presse le 7 janvier 2012
Yvan Cournoyer estime que le sport et la politique font un très mauvais ménage. L’ancienne grande vedette du Canadien s’explique mal tout le tollé que la nomination d’un entraîneur unilingue anglophone suscite au Québec, et il demande aux mécontents de cesser de tirer à boulets rouges sur l’organisation.
«J’aimerais que les gens se calment, a lancé Cournoyer, samedi. Donnez donc une chance au gars. Ça ne fait même pas un an qu’il est arrivé à Montréal, et on voudrait qu’il parle le français. Ça ne fait pas de sens.»
Cournoyer a fait cette déclaration dans le cadre de l’arrêt au Centre Bell de la caravane du chandail du héros de la Série du siècle de 1972, Paul Henderson. Cournoyer et Henderson étaient accompagnés du légendaire gardien de l’Union soviétique, Vladislav Tretiak.
Cournoyer, un rapide patineur qu’on surnommait le «Road Runner» à l’époque, a dit souhaiter que la manifestation organisée par le Mouvement Montréal français ne vienne pas déconcentrer les joueurs du Canadien, avant leur match important contre le Lightning de Tampa Bay.
Le Mouvement Montréal français a distribué des drapeaux du Québec aux amateurs, les invitant à les agiter pendant le match afin de manifester leur indignation.
Pour lui, l’engagement sur une base intérimaire de Randy Cunneyworth à la place de Jacques Martin ne pose pas de problème.
«Personnellement, a-t-il déclaré, j’ai toujours trouvé que le sport et la politique n’allaient pas ensemble.»
