Éric Tremblay, Chef du Parti indépendantiste, Tribune libre, Vigile, 8 décembre 2009. Il apparaît de plus en plus évident, ce que les indépendantistes savent depuis toujours, que NOUS ne pouvons plus compter sur l’État provincial pour assurer la pérennité de ce que NOUS sommes, une Nation occidentale de langue française vieille de quatre siècles en terre d’Amérique. Jamais NOUS ne pourrons être responsable de NOUS-mêmes tant que NOUS nous contenterons d’être la minorité de la nation étrangère canadian et que NOUS ne comprendrons pas que les Anglais et anglicisés du Québec ne sont pas notre minorité nationale, mais bien la majorité canadian qui s’appuie sur son gouvernement national, celui d’Ottawa, et sa cour suprême pour mieux NOUS angliciser, folkloriser, monctoniser, louisianiser, assimiler… ————— Alors que la guerre asymétrique contre notre identité nationale s’intensifie avec le dernier jugement de la Cour suprême de la nation étrangère canadian invalidant la Loi 104 dans un contexte d’anglicisation et de balkanisation effrénée non seulement de notre métropole nationale, mais de la grande région métropolitaine de Montréal, sous le poids d’une immigration massive qui majoritairement ne s’intègre pas à NOUS, mais à la portion de la nation canadian sur notre propre sol à cause du multiculturalisme canadian, du bilinguisme officiel canadian, de l’interculturalisme réel québécois (multiculturalisme québécisé), du bilinguisme réel québécois et de la démission de nos élites politiques traditionnelles, il apparaît de plus en plus évident, ce que les indépendantistes savent depuis toujours, que NOUS ne pouvons plus compter sur l’État provincial pour assurer la pérennité de ce que NOUS sommes, une Nation occidentale de langue française vieille de quatre siècles en terre d’Amérique. Jamais NOUS ne pourrons être responsable de NOUS-mêmes tant que NOUS nous contenterons d’être la minorité de la nation étrangère canadian et que NOUS ne comprendrons pas que les Anglais et anglicisés du Québec ne sont pas notre minorité nationale, mais bien la majorité canadian qui s’appuie sur son gouvernement national, celui d’Ottawa, et sa cour suprême pour mieux NOUS angliciser, folkloriser, monctoniser, louisianiser, assimiler… Non seulement les Canadians « from coast to coast » profitent d’un gouvernement national et des gouvernements provinciaux appliquant depuis toujours des politiques assimilationnistes ayant pour but de NOUS effacer progressivement de la carte de l’Amérique du Nord (après tout, c’est ça l’Histoire du Canada depuis 1759, un pays qui s’est construit et continue de se construire sur l’assimilation des nôtres ; la quasi-extinction de nos frères canadiens-français hors-Québec en constitue une preuve irréfutable), mais le gouvernement provincial de Québec, toutes couleurs confondues et Loi 101 intégrale ou charcutée en en devenir caduque y comprise, a toujours démontré qu’il était, sinon complice de l’assimilation des nôtres, impuissant à faire de notre foyer national, le Québec, une véritable maison française, un véritable État au service de notre Nation de langue française. « Nation civique, droits acquis de la minorité historique anglaise et ouverture aux autres et sur le monde » oblige, notre État, celui du Québec, applique une politique linguistique, culturelle et identitaire qui, combinée à une politique d’immigration débridée, une politique du toujours plus d’immigrants, contrôlée à moitié par Ottawa, jusqu’en ne sachant plus quoi en faire et rendant leur intégration impossible à NOUS (90 % des immigrants s’installent sur l’Île de Montréal et le Québec en accueillera chaque année deux fois plus que les États-Unis et trois fois plus que la France au pro rata de sa population), fait de notre foyer national une maison multiculturelle bilingue, voire multilingue. Affirmer haut et fort que le français est la langue officielle du Québec ou « Ici, on commerce en français » ou « Ici, on travaille en français » ne sert à rien quand, dans la réalité, l’État provincial pratique le bilinguisme tous azimuts dans les services gouvernementaux, paye des cours d’anglais aux immigrants pour faciliter leur insertion au marché du travail, communique en anglais avec les entreprises, tolère que la langue de travail soit l’anglais dans une multitude d’entreprises peu importe leur taille, applique le bilinguisme dans l’affichage, finance un réseau public d’éducation anglais des CPE à l’Université et un réseau public de santé anglais incluant la construction du McGill University Health Center (MUHC) financée à parts égales avec le CHUM. Rajouter à cela l’augmentation suicidaire du niveau de l’immigration à 55 000 par année, constituée de 82 % d’allophones dont la très grande majorité grossira les rangs des Canadians du Québec, fréquentera leurs institutions tout en accentuant la ghettoïsation de Montréal et notre minorisation dans notre propre métropole, NOUS ne pouvons que constater la trahison de notre gouvernement provincial. L’État québécois, en bon élève du multiculturalisme anglicisant canadian, aménage notre propre assimilation. Le summum de la bêtise quoi. NOUS sommes conviés au grand bal du village global multiculturel anglo-américain lénifiant à la québécoise, cette province où « tous les habitants en forment la Nation » NOUS impose les civiques du PQ, de QS, du PLQ, du Bloc, du PLC et tutti quanti ; même le Chinois, le Pakistanais, le Sikh, le Jamaïcan, pour ne nommer que ceux-là, qui vivent dans leurs ghettos ethnoculturels sans même parler français. Ceux-là qui deviendront de loyaux citoyens canadians et qui en guise de remerciement voteront contre NOUS comme ils l’ont toujours fait. Les référendums volés au Québec, on aime tellement ça, que certains en redemandent (surtout les péquistes), incapables de saisir une vérité pourtant toute simple : le référendum constitue le piège canadian par excellence compte tenu de la régression de notre poids démographique, de l’immigration massive, des milliards d’Ottawa, des pouvoirs de naturalisation accélérée, du « Clarity Billl » et des votes canadians (Anglais et anglicisés). Le référendum : c’est leur instrument de blocage. Il permet de violer notre droit à l’autodétermination. N’avons-NOUS pas voté à hauteur de 61 % pour le OUI en 1995? Pourtant, il existe un moyen alternatif légal, légitime et plus respectueux de la volonté démocratique du NOUS de réaliser l’indépendance si l’on tient compte du contexte provincial dans lequel évolue notre Nation : l’élection décisionnelle qui mettrait au pouvoir une majorité de députés indépendantistes ayant fait campagne sur l’indépendance nationale et qui la déclarerait par un vote de notre Assemblée nationale. Ne sommes-NOUS pas entrés dans la fédération canadian sur un simple vote du Parlement? Mais au Québec, on aime ça ne pas apprendre de nos erreurs passées, fût-ce fatal pour notre avenir national. Vive, donc, la Province of Quebec qui NOUS dénationalise, défrancise et acculture. Accommodons tout le monde au prix de notre cohésion nationale. En bons pacifistes que NOUS sommes, les Canadians du Québec, notre fameuse minorité historique anglo-québécoise, et les anglicisés n’ont rien à craindre pour la paix sociale, qui dans n’importe lequel des États-Nations de la planète serait assurément troublée si leur métropole subissait moindrement le même sort que la nôtre. La Nation québécoise (canadienne-française du Québec) pourtant enracinée en Amérique depuis 1608 et qui a déjà su assimiler des gens provenant d’ailleurs est sommée de s’étioler pour mieux s’éteindre dans le grand tout canadian, la Nation que l’Anglais a rendue civique pour mieux NOUS faire disparaître de la surface de la terre. Soyons Canadians, parlons anglais, ouvrons-NOUS davantage aux autres pour mieux NOUS dissoudre en reniant notre langue, notre culture, notre histoire et notre identité. We are « Quebeckers », donc Canadians ! La normalisation de la Province of Quebec accélère la cadence grâce aux politiques d’autoassimilation de nos gouvernements successifs siégeant à Québec. Ce qui se passe à Montréal ne s’est jamais produit ailleurs dans le monde occidental. L’effet déstructurant de l’immigration massive non intégrable qui se traduira dans les prochaines années par la mise en minorisation du NOUS n’a pas son pareil en Occident, les spécialistes de la démo linguistique s’entendent pour NOUS le souligner. Sans changement de cap radical, sans politique nationale cohérente globale sur les plans de l’immigration, des naissances (plus de nouveaux-NOUS), de la langue et de la culture, inutile d’espérer intégrer à NOUS les nouveaux arrivants et les groupes ethnoculturels déjà présents. Et pour pouvoir effectuer un tel changement de cap radical, NOUS devons réaliser l’indépendance de notre Nation sans référendum préalable et faire en sorte que notre État se comporte en véritable État national, le nôtre, et n’applique pas des politiques dignes d’un petit Canada multiculturel bilingue tel que le fait actuellement la Province of Quebec. Si NOUS perdons Montréal, le processus inexorable de folklorisation des nôtres sera définitivement enclenché et mènera rapidement à la canadianisation de tout le Québec. Il deviendra alors inutile de se battre pour l’indépendance de notre patrie à moins bien sûr de juger bon de quand même faire l’indépendance d’une Nation devenue anglaise, une Nation qui n’existe plus. Pour un indépendantiste convaincu de la justesse de son combat, ce scénario à l’irlandaise n’apparaît pas bien stimulant. D’où l’urgence de libérer notre Nation du carcan assimilateur canadian et de NOUS débarrasser des politiques bilinguisantes autoassimilatrices de l’État québécois actuel au nom des supposés droits acquis des Anglais du Québec, cette fausse minorité historique qui, dans les faits, représente la majorité canadian constituée des descendants des conquérants britanniques qui NOUS ont volé une République en devenir il y a 250 ans. Le pays du Québec, ça fait 401 ans que NOUS le bâtissons, le construisons et le développons. Le Québec, c’est notre maison, pas la leur, quoiqu’elle soit encore soumise à leur diktat. NOUS devons donc cesser d’être soumis à leurs lois, refuser qu’ils NOUS subtilisent la moitié de nos impôts, qu’ils signent les traités internationaux à notre place et qu’ils NOUS empêchent de siéger dans les différents organismes internationaux tels l’ONU, l’OMC et l’UNESCO, où l’avenir économique, social et culturel des Nations se décide de plus en plus. Pour ce faire, NOUS devons réaliser notre indépendance nationale le plus rapidement possible. L’indépendance NOUS permettra donc enfin de NOUS gouverner NOUS-mêmes sans l’entrave d’Ottawa, de NOUS doter d’un État plein et entier que NOUS contrôlerons afin de servir les intérêts supérieurs de notre Nation dans tous les domaines de la vie nationale et sur tout le territoire national québécois. NOUS pourrons alors assurer la pérennité de notre identité en Amérique du Nord et NOUS ouvrir sur le monde en français en étant fiers de ce que NOUS sommes à condition que notre gouvernement national adopte des politiques cohérentes en matière de langue, de culture, d’immigration et d’intégration qui garantissent notre cohésion nationale. L’indépendance n’assurera pas automatiquement, par une espèce de phénomène de génération spontanée, la survie de notre langue, de notre culture et de notre identité, mais donnera tous les pouvoirs nécessaires à notre Assemblée nationale et à notre gouvernement national pour le faire. NOUS serons enfin responsables de NOUS-mêmes. Pour le Parti indépendantiste, le combat pour l’indépendance est un combat pour la libération nationale du NOUS enraciné en terre d’Amérique depuis 401 ans et qui compte pour un peu moins de 80% de la population du Québec. Ce NOUS que nos élus provinciaux, tous partis confondus, ne cessent de trahir en encadrant son assimilation par des politiques infracanadians dignes de Trudeau le civique. Le P.I. ne veut pas libérer notre Nation du carcan canadian pour faire du Québec un petit Canada multiculturel bilingue, mais une République bien à NOUS. La Province of Quebec, on l’a déjà! Elle NOUS tue à petit feu. Vouloir assurer la pérennité de ce que NOUS sommes sans s’attaquer au niveau d’immigration, au bilinguisme institutionnel, au financement des institutions canadians en sol québécois, au multiculturalisme ou à l’interculturalisme et à leurs accommodements religieux qui transforment rapidement Montréal en ville anglaise balkanisée aux mille mosquées est de la pure fumisterie. C’est pourquoi le P.I., depuis sa fondation, propose concrètement les politiques cohérentes suivantes pour assurer la pérennité de ce que NOUS sommes une fois l’indépendance déclarée à notre Assemblée nationale : adoption d’une Constitution républicaine affirmant que le français est la seule et unique langue nationale et officielle de la République, que la séparation du Religieux et de l’État, la laïcité intégrale des institutions publiques, l’égalité des hommes et des femmes et la préservation de notre patrimoine historique chrétien sont des valeurs fondamentales de notre Nation ; réduction de l’immigration de moitié ; sélection de tous les immigrants en fonction de leur maîtrise de notre langue nationale et du respect de nos autres valeurs fondamentales avant qu’ils n’arrivent au Québec ; engagement contractuel des immigrants à apprendre notre Histoire et notre Culture nationales ; obligation pour les étrangers déjà en sol québécois d’apprendre le français, notre Histoire et notre Culture nationales et de respecter nos autres valeurs fondamentales avant qu’ils ne puissent obtenir la citoyenneté québécoise et le droit de vote qui y sera rattaché ; abolition du multiculturalisme et de ses accommodements religieux ; interdiction du port du voile islamique, de la burka, du niqab et autres signes religieux ostentatoires dans la fonction publique, les institutions d’enseignement et le réseau de la santé ; instauration d’un cours d’Histoire et de Culture nationales dès le primaire pour remplacer le cours multiculturaliste d’Éthique et cultures religieuses ; abolition des cours d’anglais dès la première année du primaire pour les reporter à la fin du primaire tout en renforçant l’enseignement du français dès la première année ; abolition du financement public des institutions d’enseignement anglaises pour ne financer qu’un seul réseau public national d’enseignement français des CPE à l’Université ; obligation pour tous de fréquenter ce réseau national d’éducation (seuls les Anglais nés au Québec pourront fréquenter des institutions anglaises privées qu’ils financeront de leurs poches à 100%) ; financement public d’un seul réseau de santé fonctionnant en français ; financement d’un seul CHU fonctionnant en français à Montréal ; francisation obligatoire de toutes les entreprises faisant des affaires au Québec peu importe leur taille ; interdiction pour tout employeur d’exiger une langue autre que le français pour travailler à moins qu’il ne prouve hors de tout doute que la connaissance de cette langue est requise pour occuper un poste relié au commerce international ; instauration de l’unilinguisme français dans les domaines de l’affichage, des raisons sociales, des communications de l’État avec les citoyens et les entreprises, de l’administration publique, de la justice, etc. Seule l’adoption de l’ensemble de ces mesures cohérentes pourra véritablement faire de la République du Québec un État-Nation de langue française où régneront la cohésion nationale et la paix sociale. Les immigrants et groupes ethnoculturels allophones comprendront enfin que le Québec est un pays occidental de langue française et, par conséquent, qu’ils doivent s’intégrer à NOUS. Bien sûr que les Canadians du Québec et leurs alliés mondialistes interculturalistes bilingues québécois vont manifester leur opposition, mais NOUS devrons assumer nos décisions politiques en NOUS tenant debout. Fini donc le temps où l’on NOUS culpabilisait au nom de la fausse ouverture véhiculée par les sbires du relativisme culturel postmoderne. On ne s’ouvre pas aux autres en reniant ses racines et en dissolvant son identité dans une soupe multiculturelle anglo-américaine. On ne peut non plus prétendre vouloir accéder à l’international en étant dénationalisé. NOUS sommes la Nation québécoise et ça fait 401 ans que NOUS développons notre maison, le Québec. Pour en faire un pays libre bien à NOUS, pour NOUS et par NOUS, joignez les rangs du P.I. qui propose le choix électoral de l’indépendance. Source.
P.I. : l’indépendance du NOUS, l’identité nationale et la cohésion nationale
La normalisation de la Province of Quebec accélère la cadence grâce aux politiques d’auto-assimilation de nos gouvernements successifs siégeant à Québec.
Alors que la guerre asymétrique contre notre identité nationale s’intensifie avec le dernier jugement de la Cour suprême de la nation étrangère canadian invalidant la Loi 104 dans un contexte d’anglicisation et de balkanisation effrénée non seulement de notre métropole nationale, mais de la grande région métropolitaine de Montréal, sous le poids d’une immigration massive qui majoritairement ne s’intègre pas à NOUS, mais à la portion de la nation canadian sur notre propre sol à cause du multiculturalisme canadian, du bilinguisme officiel canadian, de l’interculturalisme réel québécois (multiculturalisme québécisé), du bilinguisme réel québécois et de la démission de nos élites politiques traditionnelles, il apparaît de plus en plus évident, ce que les indépendantistes savent depuis toujours, que NOUS ne pouvons plus compter sur l’État provincial pour assurer la pérennité de ce que NOUS sommes, une Nation occidentale de langue française vieille de quatre siècles en terre d’Amérique. Jamais NOUS ne pourrons être responsable de NOUS-mêmes tant que NOUS nous contenterons d’être la minorité de la nation étrangère canadian et que NOUS ne comprendrons pas que les Anglais et anglicisés du Québec ne sont pas notre minorité nationale, mais bien la majorité canadian qui s’appuie sur son gouvernement national, celui d’Ottawa, et sa cour suprême pour mieux NOUS angliciser, folkloriser, monctoniser, louisianiser, assimiler…
Non seulement les Canadians « from coast to coast » profitent d’un gouvernement national et des gouvernements provinciaux appliquant depuis toujours des politiques assimilationnistes ayant pour but de NOUS effacer progressivement de la carte de l’Amérique du Nord (après tout, c’est ça l’Histoire du Canada depuis 1759, un pays qui s’est construit et continue de se construire sur l’assimilation des nôtres ; la quasi-extinction de nos frères canadiens-français hors-Québec en constitue une preuve irréfutable), mais le gouvernement provincial de Québec, toutes couleurs confondues et Loi 101 intégrale ou charcutée en en devenir caduque y comprise, a toujours démontré qu’il était, sinon complice de l’assimilation des nôtres, impuissant à faire de notre foyer national, le Québec, une véritable maison française, un véritable État au service de notre Nation de langue française. « Nation civique, droits acquis de la minorité historique anglaise et ouverture aux autres et sur le monde » oblige, notre État, celui du Québec, applique une politique linguistique, culturelle et identitaire qui, combinée à une politique d’immigration débridée, une politique du toujours plus d’immigrants, contrôlée à moitié par Ottawa, jusqu’en ne sachant plus quoi en faire et rendant leur intégration impossible à NOUS (90 % des immigrants s’installent sur l’Île de Montréal et le Québec en accueillera chaque année deux fois plus que les États-Unis et trois fois plus que la France au pro rata de sa population), fait de notre foyer national une maison multiculturelle bilingue, voire multilingue.
Affirmer haut et fort que le français est la langue officielle du Québec ou « Ici, on commerce en français » ou « Ici, on travaille en français » ne sert à rien quand, dans la réalité, l’État provincial pratique le bilinguisme tout azimut dans les services gouvernementaux, paye des cours d’anglais aux immigrants pour faciliter leur insertion au marché du travail, communique en anglais avec les entreprises, tolère que la langue de travail soit l’anglais dans une multitude d’entreprises peu importe leur taille, applique le bilinguisme dans l’affichage, finance un réseau public d’éducation anglais des CPE à l’Université et un réseau public de santé anglais incluant la construction du McGill University Health Center (MUHC) financée à part égale avec le CHUM. Rajouter à cela l’augmentation suicidaire du niveau de l’immigration à 55 000 par année, constituée de 82 % d’allophones dont la très grande majorité grossira les rangs des Canadians du Québec, fréquentera leurs institutions tout en accentuant la ghettoïsation de Montréal et notre minorisation dans notre propre métropole, NOUS ne pouvons que constater la trahison de notre gouvernement provincial. L’État québécois, en bon élève du multiculturalisme anglicisant canadian, aménage notre propre assimilation. Le summum de la bêtise quoi.
NOUS sommes conviés au grand bal du village global multiculturel anglo-américain lénifiant à la québécoise, cette province où « tous les habitants en forment la Nation » NOUS impose les civiques du PQ, de QS, du PLQ, du Bloc, du PLC et tutti quanti ; même le Chinois, le Pakistanais, le Sikh, le Jamaïcan, pour ne nommer que ceux-là, qui vivent dans leurs ghettos ethnoculturels sans même parler français. Ceux-là qui deviendront de loyaux citoyens canadians et qui en guise de remerciement voteront contre NOUS comme ils l’ont toujours fait. Les référendums volés au Québec, on aime tellement ça, que certains en redemandent (surtout les péquistes), incapables de saisir une vérité pourtant toute simple : le référendum constitue le piège canadian par excellence compte tenu de la régression de notre poids démographique, de l’immigration massive, des milliards d’Ottawa, des pouvoirs de naturalisation accélérée, du « Clarity Billl » et des votes canadians (Anglais et anglicisés). Le référendum : c’est leur instrument de blocage. Il permet de violer notre droit à l’autodétermination. N’avons-NOUS pas voté à hauteur de 61 % pour le OUI en 1995 ?
Pourtant, il existe un moyen alternatif légal, légitime et plus respectueux de la volonté démocratique du NOUS de réaliser l’indépendance si l’on tient compte du contexte provincial dans lequel évolue notre Nation : l’élection décisionnelle qui mettrait au pouvoir une majorité de députés indépendantistes ayant fait campagne sur l’indépendance nationale et qui la déclarerait par un vote de notre Assemblée nationale. Ne sommes-NOUS pas entrés dans la fédération canadian sur un simple vote du Parlement ? Mais au Québec, on aime ça ne pas apprendre de nos erreurs passées, fut-ce fatal pour notre avenir national. Vive, donc, la Province of Quebec qui NOUS dénationalise, défrancise et acculture. Accommodons tout le monde au prix de notre cohésion nationale. En bon pacifistes que NOUS sommes, les Canadians du Québec, notre fameuse minorité historique anglo-québécoise, et les anglicisés n’ont rien à craindre pour la paix sociale, qui dans n’importe lequel des États-Nations de la planète serait assurément troublée si leur métropole subissait moindrement le même sort que la nôtre. La Nation québécoise (canadienne-française du Québec) pourtant enracinée en Amérique depuis 1608 et qui a déjà su assimiler des gens provenant d’ailleurs est sommée de s’étioler pour mieux s’éteindre dans le grand tout canadian, la Nation que l’Anglais a rendu civique pour mieux NOUS faire disparaître de la surface de la terre. Soyons Canadians, parlons anglais, ouvrons-NOUS davantage aux autres pour mieux NOUS dissoudre en reniant notre langue, notre culture, notre histoire et notre identité. We are « Quebeckers », donc Canadians !
La normalisation de la Province of Quebec accélère la cadence grâce aux politiques d’auto-assimilation de nos gouvernements successifs siégeant à Québec. Ce qui se passe à Montréal ne s’est jamais produit ailleurs dans le monde occidental. L’effet déstructurant de l’immigration massive non-intégrable qui se traduira dans les prochaines années par la mise en minorisation du NOUS n’a pas son pareil en Occident, les spécialistes de la démo-linguistique s’entendent pour NOUS le souligner. Sans changement de cap radical, sans politique nationale cohérente globale sur les plans de l’immigration, des naissances (plus de nouveaux-NOUS), de la langue et de la culture, inutile d’espérer intégrer à NOUS les nouveaux arrivants et les groupes ethnoculturels déjà présents. Et pour pouvoir effectuer un tel changement de cap radical, NOUS devons réaliser l’indépendance de notre Nation sans référendum préalable et faire en sorte que notre État se comporte en véritable État national, le nôtre, et n’applique pas des politiques dignes d’un petit Canada multiculturel bilingue tel que le fait actuellement la Province of Quebec. Si NOUS perdons Montréal, le processus inexorable de folklorisation des nôtres sera définitivement enclenchée et mènera rapidement à la canadianisation de tout le Québec. Il deviendra alors inutile de se battre pour l’indépendance de notre patrie à moins bien sûr de juger bon de quand même faire l’indépendance d’une Nation devenue anglaise, une Nation qui n’existe plus. Pour un indépendantiste convaincu de la justesse de son combat, ce scénario à l’irlandaise n’apparaît pas bien stimulant.
D’où l’urgence de libérer notre Nation du carcan assimilateur canadian et de NOUS débarrasser des politiques bilinguisantes auto-assimilatrices de l’État québécois actuel au nom des supposés droits acquis des Anglais du Québec, cette fausse minorité historique qui, dans les faits, représente la majorité canadian constituée des descendants des conquérants britanniques qui NOUS ont volé une République en devenir il y a 250 ans. Le pays du Québec, ça fait 401 ans que NOUS le bâtissons, le construisons et le développons. Le Québec, c’est notre maison, pas la leur, quoiqu’elle soit encore soumise à leur diktat. NOUS devons donc cesser d’être soumis à leurs lois, refuser qu’ils NOUS subtilisent la moitié de nos impôts, qu’ils signent les traités internationaux à notre place et qu’ils NOUS empêchent de siéger dans les différents organismes internationaux tels l’ONU, l’OMC et l’UNESCO, où l’avenir économique, social et culturel des Nations se décide de plus en plus. Pour ce faire, NOUS devons réaliser notre indépendance nationale le plus rapidement possible. L’indépendance NOUS permettra donc enfin de NOUS gouverner NOUS-mêmes sans l’entrave d’Ottawa, de NOUS doter d’un État plein et entier que NOUS contrôlerons afin de servir les intérêts supérieurs de notre Nation dans tous les domaines de la vie nationale et sur tout le territoire national québécois. NOUS pourrons alors assurer la pérennité de notre identité en Amérique du Nord et NOUS ouvrir sur le monde en français en étant fiers de ce que NOUS sommes à condition que notre gouvernement national adopte des politiques cohérentes en matières de langue, de culture, d’immigration et d’intégration qui garantissent notre cohésion nationale. L’indépendance n’assurera pas automatiquement, par un espèce de phénomène de génération spontanée, la survie de notre langue, de notre culture et de notre identité, mais donnera tous les pouvoirs nécessaires à notre Assemblée nationale et à notre gouvernement national pour le faire. NOUS serons enfin responsables de NOUS-mêmes.
Pour le Parti indépendantiste, le combat pour l’indépendance est un combat pour la libération nationale du NOUS enraciné en terre d’Amérique depuis 401 ans et qui compte pour un peu moins de 80% de la population du Québec. Ce NOUS que nos élus provinciaux, tous partis confondus, ne cessent de trahir en encadrant son assimilation par des politiques infra-canadians dignes de Trudeau le civique. Le P.I. ne veut pas libérer notre Nation du carcan canadian pour faire du Québec un petit Canada multiculturel bilingue, mais une République bien à NOUS. La Province of Quebec, on l’a déjà ! Elle NOUS tue à petit feu. Vouloir assurer la pérennité de ce que NOUS sommes sans s’attaquer au niveau d’immigration, au bilinguisme institutionnel, au financement des institutions canadians en sol québécois, au multiculturalisme ou à l’interculturalisme et à leurs accommodements religieux qui transforment rapidement Montréal en ville anglaise balkanisée aux mille mosquées est de la pure fumisterie.
C’est pourquoi le P.I., depuis sa fondation, propose concrètement les politiques cohérentes suivantes pour assurer la pérennité de ce que NOUS sommes une fois l’indépendance déclarée à notre Assemblée nationale : adoption d’une Constitution républicaine affirmant que le français est la seule et unique langue nationale et officielle de la République, que la séparation du Religieux et de l’État, la laïcité intégrale des institutions publiques, l’égalité des hommes et des femmes et la préservation de notre patrimoine historique chrétien sont des valeurs fondamentales de notre Nation ; réduction de l’immigration de moitié ; sélection de tous les immigrants en fonction de leur maîtrise de notre langue nationale et du respect de nos autres valeurs fondamentales avant qu’ils n’arrivent au Québec ; engagement contractuel des immigrants à apprendre notre Histoire et notre Culture nationales ; obligation pour les étrangers déjà en sol québécois d’apprendre le français, notre Histoire et notre Culture nationales et de respecter nos autres valeurs fondamentales avant qu’ils ne puissent obtenir la citoyenneté québécoise et le droit de vote qui y sera rattaché ; abolition du multiculturalisme et de ses accommodements religieux ; interdiction du port du voile islamique, de la burqua, du niqab et autres signes religieux ostentatoires dans la fonction publique, les institutions d’enseignement et le réseau de la santé ; instauration d’un cours d’Histoire et de Culture nationales dès le primaire pour remplacer le cours multiculturaliste d’Éthique et cultures religieuses ; abolition des cours d’anglais dès la première année du primaire pour les reporter à la fin du primaire tout en renforçant l’enseignement du français dès la première année ; abolition du financement public des institutions d’enseignement anglaises pour ne financer qu’un seul réseau public national d’enseignement français des CPE à l’Université ; obligation pour tous de fréquenter ce réseau national d’éducation (seuls les Anglais nés au Québec pourront fréquenter des institutions anglaises privées qu’ils financeront de leurs poches à 100%) ; financement public d’un seul réseau de santé fonctionnant en français ; financement d’un seul CHU fonctionnant en français à Montréal ; francisation obligatoire de toutes les entreprises faisant des affaires au Québec peu importe leur taille ; interdiction pour tout employeur d’exiger une langue autre que le français pour travailler à moins qu’il ne prouve hors de tout doute que la connaissance de cette langue est requise pour occuper un poste relié au commerce international ; instauration de l’unilinguisme français dans les domaines de l’affichage, des raisons sociales, des communications de l’État avec les citoyens et les entreprises, de l’administration publique, de la justice, etc.
Seule l’adoption de l’ensemble de ces mesures cohérentes pourra véritablement faire de la République du Québec un État-Nation de langue française où régnera la cohésion nationale et la paix sociale. Les immigrants et groupes ethnoculturels allophones comprendront enfin que le Québec est un pays occidental de langue française et, par conséquent, qu’ils doivent s’intégrer à NOUS. Bien sûr que les Canadians du Québec et leurs alliés mondialistes interculturalistes bilingues québécois vont manifester leur opposition, mais NOUS devrons assumer nos décisions politiques en NOUS tenant debout. Fini donc le temps où l’on NOUS culpabilisait au nom de la fausse ouverture véhiculée par les sbires du relativisme culturel postmoderne. On ne s’ouvre pas aux autres en reniant ses racines et en dissolvant son identité dans une soupe multiculturelle anglo-américaine. On ne peut non plus prétendre vouloir accéder à l’international en étant dénationalisé. NOUS sommes la Nation québécoise et ça fait 401 ans que NOUS développons notre maison, le Québec. Pour en faire un pays libre bien à NOUS, pour NOUS et par NOUS, joignez les rangs du P.I. qui propose le choix électoral de l’indépendance.
Éric Tremblay
Chef du Parti indépendantiste

