En 2005, Sylvie Bergeron constate que, dix ans après le référendum, le français n’est plus nécessairement la langue d’usage à Montréal. Elle se demande ce qui a pu causer un recul si rapide. Une réponse s’impose parmi d’autres : le mépris des Québécois envers eux-mêmes, véhiculé par les trudeauistes, est adopté par certains immigrants qui ne se gênent plus pour imposer la langue anglaise.
La même année, elle donne une conférence dans le Vieux-Port de Montréal au cours de laquelle la foule s’écrie unanimement que le français est menacé au Québec. Par ailleurs, les diverses réactions du public au micro révèlent entre autres trois préjugés persistants :
• il vaut mieux être du bon bord (celui du pouvoir établi – les libéraux – et ceux qui ont l’argent, les Anglais)
• l’attachement à une double identité (l’illusion d’être issu de deux peuples)
• l’anglicisation de Montréal (nécessité d’une ville cosmopolite ou sournoise assimilation ?)
C’est une conférence à ne pas rater ! Ceux qui le voudront pourront aussi après la séance se procurer son livre Vue de l’intérieur .
Jeudi 22 mai, 19h
maison Ludger-Duvernay
82, Sherbrooke Ouest
(métro Place-des-Arts)
Entrée libre!
