Louiselle Lévesque, Radio-Canada.ca, 4 décembre 2009. Louiselle Lévesque rend compte de la mobilisation. Des organismes de défense de la langue française promettent de poursuivre la lutte contre la récente décision de la Cour suprême du Canada qui invalide des dispositions de la loi 104 sur l'accès à l'école anglaise. La Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, Impératif français et la Centrale des syndicats du Québec, qui représente des milliers d'enseignants, se sont rendus à Ottawa, jeudi, pour dénoncer ce jugement, qu'ils considèrent comme une atteinte aux droits collectifs. Des représentants du Bloc québécois les accompagnaient dans leur démarche. Le président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, Mario Beaulieu, estime que l'avenir du français ne peut rester à la merci des institutions fédérales. Il prévoit une mobilisation de la société civile, qui se traduira, selon lui, par des manifestations au cours des prochains mois. La création récente du mouvement Montérégie français s'inscrit dans cette campagne de mobilisation. L'objectif est de maintenir la pression sur le gouvernement du Québec, qui dispose d'un sursis d'un an pour donner suite à la décision du plus haut tribunal du pays et trouver une façon de colmater la brèche. La loi 104 a été adoptée à l'unanimité en 2002 par l'Assemblée nationale pour combler un vide juridique dans la loi 101. Elle faisait en sorte que le temps passé par un enfant dans une école anglaise privée non subventionnée ne pouvait être pris en compte pour justifier le passage au réseau public anglophone. Avant l'adoption de ces dispositions, certains parents immigrants ont utilisé cette méthode des écoles dites passerelles pour contourner la loi 101, qui prévoit que leurs enfants doivent recevoir, sauf exception, un enseignement en français. Les frères, les soeurs et les éventuels descendants de ces élèves pouvaient à leur tour, en toute légalité, fréquenter une école anglaise au Québec. En octobre dernier, la décision de la Cour suprême, qui a jugé que le gouvernement du Québec avait contrevenu à la Charte canadienne des droits et libertés, a suscité de vives réactions à Québec. Source.
Des organismes se mobilisent
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La SSJBM, Impératif français et la CSQ se rendent à Ottawa pour dénoncer la récente décision de la Cour suprême qui invalide des dispositions restreignant l'accès à l'école anglaise.
Des organismes de défense de la langue française promettent de poursuivre la lutte contre la récente décision de la Cour suprême du Canada qui invalide des dispositions de la loi 104 sur l'accès à l'école anglaise.
La Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, Impératif français et la Centrale des syndicats du Québec, qui représente des milliers d'enseignants, se sont rendus à Ottawa, jeudi, pour dénoncer ce jugement, qu'ils considèrent comme une atteinte aux droits collectifs. Des représentants du Bloc québécois les accompagnaient dans leur démarche.
Le président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, Mario Beaulieu, estime que l'avenir du français ne peut rester à la merci des institutions fédérales. Il prévoit une mobilisation de la société civile, qui se traduira, selon lui, par des manifestations au cours des prochains mois.
La création récente du mouvement Montérégie français s'inscrit dans cette campagne de mobilisation. L'objectif est de maintenir la pression sur le gouvernement du Québec, qui dispose d'un sursis d'un an pour donner suite à la décision du plus haut tribunal du pays et trouver une façon de colmater la brèche.
La loi 104 a été adoptée à l'unanimité en 2002 par l'Assemblée nationale pour combler un vide juridique dans la loi 101. Elle faisait en sorte que le temps passé par un enfant dans une école anglaise privée non subventionnée ne pouvait être pris en compte pour justifier le passage au réseau public anglophone.
Avant l'adoption de ces dispositions, certains parents immigrants ont utilisé cette méthode des écoles dites passerelles pour contourner la loi 101, qui prévoit que leurs enfants doivent recevoir, sauf exception, un enseignement en français. Les frères, les soeurs et les éventuels descendants de ces élèves pouvaient à leur tour, en toute légalité, fréquenter une école anglaise au Québec.
En octobre dernier, la décision de la Cour suprême, qui a jugé que le gouvernement du Québec avait contrevenu à la Charte canadienne des droits et libertés, a suscité de vives réactions à Québec.
