Bulletin MMF 14 janvier 2010

20 novembre 2016

Le bimensuel électronique du Mouvement Montréal français (MMF)

« Quand nous défendons le français chez nous, ce sont toutes les langues du monde que nous défendons contre l’hégémonie d’une seule. » Pierre Bourgault

À Montréal, il faut se parler en français!

Le 14 janvier 2010 (volume 4, numéro 10) DÉSABONNEMENT

Aujourd’hui, notre bimensuel porte sur les sujets suivants :

sur le site du MMF et ailleurs :

Ce soir, Ludger reçoit… Ferhat Mehenni sur l’état des lieux en Kabylie 14 janvier 2010, 19 h, Maison Ludger-Duvernay, 82 Sherbrooke Ouest, Montréal. Projet Mouvement Laurentides français (22 janvier, Saint-Eustache) À l’exemple de Montréal et de la Montérégie, des citoyens de la région, impliqués dans les Sociétés Saint-Jean-Baptiste, les Sociétés nationales, le Parti Québécois et le Bloc Québécois, ont décidé de créer un mouvement pour la défense de la langue française dans les Laurentides, et ce, à l’initiative de Monsieur Maurice Dumas, ancien député du Bloc Québécois dans la circonscription d’Argenteuil-Papineau-Mirabel. Adieu Bruno Roy (1943-2010) Funérailles, samedi 16 janvier 2010, 13 h en l'Église St-Pierre Claver, 2000, boul. St-Joseph Est, coin de Lorimier. Il a siégé au comité du Mouvement Québec français de 1987 à 1996. Il a été commissaire substitut (milieu culturel) à la Commission Bélanger-Campeau sur l'avenir du Québec. Il a fondé la première Maison des écrivains à Montréal. Il a été membre du comité d'implantation d'un cégep francophone dans l'Ouest-de-l'Île. L'équipe des faux – juges du MMF et de la SSJB de Montréal

L'équipe des faux – juges dont Yves Beauchemin, écrivain, porte-parole du Mouvement Montérégie français et membre du conseil d'administration du Mouvement Montréal français et, Mario Beaulieu, président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, le 15 décembre 2009, dans le métro de Montréal.

Visionnez les discours du “Juge” Beaulieu et du “Juge” Beauchemin avant la distribution des bons de contournement dans le métro. Parler français à Montréal Il y a quelques années, j'ai décidé de parler uniquement en français à Montréal, en tout temps et en toutes circonstances. Et c'est ma suggestion de résolution du Nouvel An pour tous les Québécois! Bilan 2009 des activités du Mouvement Montréal français

logo MMF

Voici le bilan des principales activités du Mouvement Montréal français en 2009. Plateforme du Mouvement Montréal français – Pour une nouvelle Loi 101 Consultez la plateforme du MMF, un important document dont voici les chapitres : assurer l’avenir du français dans un Québec inclusif; la Charte charcutée; les conséquences de l’affaiblissement de la Loi 101; les mesures essentielles; un principe fondamental : la réduction du dédoublement; renforcer le français comme langue d’éducation au cégep et à l’université; renforcer le français comme langue officielle et institutionnelle : la débilinguisation des services publics; renforcer le français comme langue de travail; conclusion : une réforme globale. La SSJB rend hommage à Bruno Roy, un grand défenseur du français C’est avec une profonde tristesse que la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal a appris le décès de l’écrivain Bruno Roy. Le Québec a perdu un très grand écrivain et un grand défenseur de la langue française. « Les géants meurent, mais leurs mots et leur pensée vivent encore en chacun de nous. » Les Québécois ne sont pas à vendre! Mario Beaulieu, président général de la SSJB de Montréal dénonce The Brick pour sa circulaire anglophone et invite les Québécois à réclamer leur 25 $ à la compagnie. Une entorse à la Loi 101 – La ligne d’éthique vous accueille… en anglais « Thank you for calling Clearview Connect. For service in English, press 1. » Tel était l’accueil réservé mardi aux employés de la Ville de Montréal désireux de rapporter un acte répréhensible via la nouvelle ligne éthique. Cette dernière a été mise en place par le vérificateur général dans la foulée des scandales ayant éclaboussé l’Hôtel de Ville. (…) Ces réactions sont partagées par des groupes de défense du français. « Ça n’a pas de bon sens. Ce n’est pas très éthique », a lancé le président de la Société Saint-Jean-Baptiste, Mario Beaulieu après avoir lui-même écouté ledit message. Manifeste Mouvement Montérégie français C'est pourquoi le Mouvement Montérégie français s’engage à défendre le français et à entreprendre une campagne de protection, de vigilance, de mobilisation et d’inclusion afin d’assurer la pérennité de notre langue. Le Conseil supérieur de la langue française se discrédite (C. Castonguay) De ce point de vue, en occultant des informations essentielles, « Mam » Boucher s’est plutôt complu à exécuter une commande politique. Ouellon a fait de même et s’est abaissé, en outre, au sophisme trompeur. En agissant de la sorte, les présidents des deux principaux organismes de la Charte de la langue française ont préféré de toute évidence servir une autre cause que le projet qu’ils sont censés promouvoir. Grande offensive des écoles anglaises Se disant victimes de la loi 104, les écoles anglophones de Montréal ont lancé jeudi une offensive médiatique contre leurs consœurs francophones afin de mettre le grappin sur une partie de leur clientèle. NDLR. Voir aussi la vidéo de « promotion » de la Commission scolaire English Montreal. La chanson au Québec : un relais pour l’avenir Plusieurs extraits de l'article sur la chanson que Bruno Roy avait publié dans le numéro spécial du 90e anniversaire de la revue de L'Action nationale le 17 décembre 2007. Romancier, poète et essayiste, Bruno Roy avait décroché un doctorat en littérature de l'Université de Sherbrooke, avec une thèse sur la chanson québécoise. Libre opinion – L’amollissement de la fibre nationaliste (Francine Allard) Hier, j’ai pu voir la photo de finissants de la maternelle à l’école FACE de Montréal. Ma petite Béatrice pose au milieu d’une vingtaine d’enfants de toutes origines. Tous parlant le français. Ça m’a allumée. Et si le Québec, c’était la classe de maternelle de Johanne. Et si nous étions tous des petites Béatrice qui ne savent même pas ce qu’est un Chinois ou un petit Noir puisqu’elle les fréquente tous les jours, ces petits néo-Québécois qui eux aussi aiment… L'évangélisation bilingue Quant à nous, catholiques de Montréal, nous devons nous montrer solidaires pour mettre fin à cette politique de bilinguisation de notre Église. Pour ma part, je me propose de suspendre ma contribution à la grande collecte annuelle du diocèse jusqu'à ce que les autorités responsables de cette politique se conforment au texte et à l'esprit de la Charte de la langue française (Loi 101). Et j'invite tous les croyants catholiques de Montréal à en faire autant. CHUM-CUSM : l’apartheid linguistique (Blogue de Louis Préfontaine) Que le Centre universitaire de santé McGill (CUSM) coûte 300 millions de dollars de plus ne constitue pas un énorme scandale en soi. Que cette explosion artificielle des coûts soit causée par l’aveuglement idéologique d’un gouvernement obnubilé par ses foutus PPP, voilà qui est choquant. Mais ce qui est réellement enrageant, c’est de constater qu’en 2009, il existe deux classes de malades au Québec : des Francophones sousfinancés et des Anglophones surfinancés. Le Canadien, l’équipe des Québécois? En terminant, je me demande ce qu’attendent les indépendantistes québécois pour s’engager dans cette bataille que, bien sûr, certains intellectuels trouveront sans doute trop plébéienne et de peu d’importance. Or, après la météo et bien avant la politique, le hockey — et singulièrement le Canadien — est l’une des grandes préoccupations des Québécois. Il y a là un terrain d’action extraordinaire pour des gens qui veulent faire du Québec un pays. Pour une meilleure sélection musicale, au Centre Bell (Réjean Tremblay) Par exemple, quand le Canadien s'étouffe dans sa médiocrité, Charlebois pourrait entonner : « Entre deux joints, tu pourrais te grouiller le cul! » Ou encore, après un mauvais but accordé par Carey Price, on aurait droit à « Tout écartillé ». Entrevue avec Pierre Curzi (Pierre Dubuc) Pierre Curzi a défendu la nécessité d’étendre les dispositions de la Loi 101 aux cégeps avant et pendant le Conseil national du Parti Québécois et il continue de le faire après, comme il m’a été permis de la constater lors de l’entrevue qu’il m’a accordée à son bureau de la circonscription de Borduas. Prime au bilinguisme pour les fonctionnaires québécois? À l'automne 2008, la direction du SFPQ a adopté une proposition pour demander au gouvernement Charest d'envoyer un message clair « selon lequel la langue de communication de l'État québécois est le français ». Le SFPQ devenait alors membre du Mouvement Montréal français, dont Lucie Martineau est la vice-présidente du conseil d'administration à l'heure actuelle. « Notre lutte afin de freiner la "bilinguisation" de l'État et notre droit de travailler dans la langue officielle du Québec nous amène à développer différentes alliances », affirme le SFPQ dans sa résolution. L'anglais langue première Porte d'entrée pour les nouveaux arrivants, la Régie de l'assurance maladie du Québec (RAMQ) persiste à accorder un « code de langue » anglais à un grand nombre d'immigrants allophones, un code qui exige que l'organisme s'adresse à eux en anglais. La même politique est suivie par d'autres organismes, comme la Société de l'assurance automobile du Québec (SAAQ) ou Emploi-Québec. Francisation ou pas, les nouveaux arrivants et leur famille pourront transiger en anglais avec l'administration publique, qui devra offrir ses services dans la langue de Shakespeare. Autres textes qui pourraient vous intéresser à la Une du site du MMF

dans cette édition :

1- Les 100 ans du Devoir 2- Les prix Harfang (Monique Giroux) et Autruche (France Boucher) 3- Notre État contre nous-mêmes 4- Islande – cours de langue 5- Un peu de tout (Devoir, Vigile, Fred P., Marois, Canadiens, P. Séguin, Aznavour, Suisse, joyeux décembre, médias, prédictions, photos) 6- Parler français à Montréal 7- Commentaires de sympathisants 8- Rappels : faire circuler; devenir bénévole; bulletin sur le site; visitez le site du MMF; devenez membre et faites un don en ligne; pour en savoir plus; commentaires et suggestions; participez au forum; blogue de Louis Préfontaine; changement d’adresse; membres fondateurs; conseil d’administration; équipe du bulletin.

« Quand Montréal deviendra Montreal, ce sera le début de la fin pour le fait français au Québec. » Luc Picard, 8 juin 2008.

Le Mouvement Montréal français (MMF) a besoin de vous en 2010! Devenez membre et faites un don en ligne!

Mario Beaulieu, prés. de la SSJBM, manifestant avec le RRQ devant les bureaux de Brent Tyler à Montréal, le 28 octobre 2009 (la Cour suprême et la Loi 104)

Les dirigeants du MMF lancent un appel pressant à la mobilisation et à l’action, non seulement pour contrer les reculs du français à Montréal, mais surtout pour réaliser les objectifs de la Charte de la langue française :

  • faire du français la véritable langue officielle et commune dans la région métropolitaine de Montréal,
  • favoriser l’inclusion et la francisation des nouveaux arrivants et des allophones,
  • assurer l’avenir du français au Québec.

Vous avez quelques heures à consacrer au MMF et un don à investir pour un Québec français? Impliquez-vous et donnez généreusement! Appelez Philippe L. Perreault au 514-843-8851, poste 241 pour vous impliquer et … faites un don en ligne! Vous aimez ce bulletin, faites-le circuler dans votre réseau!

1. Les 100 ans du Devoir

Conclusion de l’article de Michel David paru dans Le Devoir du 9 janvier 2010 sous le titre Le virage du Devoir. (…) « Il faut tout de même reconnaître les progrès accomplis. En 1927, Le Devoir réclamait des timbres bilingues. Aujourd'hui, malgré les lamentations du commissaire aux langues officielles et les Jeux olympiques in « english only » qui se tiendront à Vancouver, il arrive qu'on puisse être servi en français dans les avions d'Air Canada et, en tendant bien l'oreille, qu'on arrive presque à comprendre les consignes de sécurité dans un train de Via Rail. Sur la question linguistique aussi, Le Devoir a changé depuis l'époque où Claude Ryan s'opposait énergiquement à l'adoption de la Charte de la langue française. Il est vrai que la position de M. Ryan répondait à une certaine logique : il y a des limites à un Québec fort et français dans un Canada anglais et uni. Ce qui est étonnant, c'est que, trente ans après l'adoption de la Charte, Le Devoir doive dénoncer la mollesse, pour ne pas dire la mauvaise volonté du gouvernement du Québec dans l'application de cette charte. Comme le disait récemment la ministre responsable : « Ça n'a pas de bon sens. » À l'exemple du père fondateur, soyons un peu optimistes : dans cent ans, les luttes politiques tiendront peut-être moins de place dans Le Devoir. » Extraits de l’éditorial de Bernard Descôteaux, directeur du journal Le Devoir du 9 janvier 2010 paru sous le titre Toujours pertinent. « Nous célébrons aujourd’hui et demain les 100 ans du Devoir. La mort de ce journal ayant été tant de fois annoncée, sa survie peut surprendre. (…) Un autre virage qu’a pris Le Devoir est celui de la défense de la culture. Au début du XXe siècle, la grande préoccupation des Canadiens français était la protection de la langue française. Le débat portait pour beaucoup sur l’enseignement en français. La culture était noyée dans le débat sur la préservation de la langue. Langue et culture n’ont été associées que plus tard. (…) Le Québec est l’État national des francophones en Amérique et il doit disposer des moyens pour assurer la pérennité de leur existence. Au-delà des institutions, la culture vient jouer par ailleurs un rôle déterminant puisque désormais, c’est elle tout autant que la langue qui donne à la nation québécoise son caractère propre. »(…)

2. Les prix Harfang (Monique Giroux) et Autruche (France Boucher)

Extrait d’un article du 17 décembre 2009 d’AmériQuébec.net. (…) « Monique Giroux, animatrice de « Éclectique » sur Espace musique, se voit décerner par le MMF le premier prix Harfang pour l’ensemble de son œuvre. » (…) Extrait d’un article de Branchezvous.com du 10 décembre 2009. (…) « Le premier prix Autruche est décerné par le MMF à la présidente de l'Office de la langue française France Boucher, pour avoir camouflé volontairement l'état de la situation de la langue française (pensons à l'incident avec Marc Termote), et avoir refusé catégoriquement de fournir la moindre analyse qualitative. Cet aveuglement volontaire lui vaut ce premier prix Autruche. »

3. Notre État contre nous-mêmes

photo Impératif français

Extrait de l’éditorial du 26 novembre 2009 de Robert Laplante, directeur de L’Action nationale. (…) « Le plus gros cégep du Québec est anglais, dans les universités montréalaises, 57 % des postes de professeurs se retrouvent dans les universités anglaises, le mégacentre hospitalier de McGill ouvrira bien avant que le CHUM bricolé ne voie le jour si jamais même cela se produit, le gouvernement du Québec est le plus gros employeur anglophone de la région métropolitaine. Tout cela dresse l’essentiel du dispositif d’aspiration des immigrants et des Québécois en voie d’assimilation dans l’anglosphère. L’État du Québec travaille désormais à la marginalisation de sa majorité nationale légitime. C’est ce que les partis souverainistes n’ont pas encore compris de la nouvelle donne linguistique. » (…)

4. Islande – cours de langue

Extraits d’un texte paru dans Vigile le 10 décembre 2009. « La langue nationale en Islande est l’islandais (íslenska), une langue germanique apparentée au danois et au suédois. Elle correspond au vieux norois, la langue ancienne de la Scandinavie. (…) Les Islandais ont été très tôt majoritairement alphabétisés. Ils restent parmi les plus gros lecteurs au monde. Pour une langue aussi minoritaire (moins de 300 000 locuteurs), la production littéraire et l’édition islandaise restent très florissantes : on publie quelque 1 300 livres par an. (…) « Les différents gouvernements islandais obligèrent les établissements d’enseignement à enseigner les nouveaux mots et aux journalistes œuvrant dans les médias à les employer. Il faut savoir qu’en Islande les terminologues du gouvernement travaillent à plein temps pour créer des mots islandais et éviter les emprunts au danois et, maintenant, à l’anglais. (…) Un candidat à un permis de séjour doit suivre un cours en islandais destiné aux étrangers pour un minimum de 150 heures. Le candidat doit soumettre un certificat faisant la preuve de sa participation et de son assiduité, laquelle doit atteindre un minimum de 85 %. Un certificat faisant la preuve de sa participation doit être transmis par un éducateur approuvé par le ministère de la Justice. » (…) ————–

5. Un peu de tout

5.1 Le Devoir : 100 ans de mollesse

Extraits du blogue de Louis Préfontaine du 10 janvier 2010. (…) « Il y a de la place pour un journal indépendant d’idées à Montréal. Ces idées doivent cependant être porteuses d’un discours cohérent et d’une idéologie redonnant pleinement le rôle de quatrième pouvoir au journalisme et ne le cantonnant pas dans celui de petit caniche se tenant lui-même en laisse et ne faisant peur à personne. Si vraiment Le Devoir est attaché à son passé nationaliste, il serait temps pour lui de reprendre l’initiative et de ne pas avoir peur d’affirmer des positions osées, nécessaires, que ce soit sur l’immigration, la langue française ou le multiculturalisme en général.(…) Si Le Devoir espère un jour célébrer son bicentenaire, il ferait bien de laisser tomber sa prétendue objectivité pour embrasser de nouveau un nationalisme de combat faisant du Québec le fer de lance de l’affirmation identitaire de tous les peuples de la Terre pour la survie de la diversité humaine. »

5.2 Vigile vous dit : merci!

Extrait d’un texte de Bernard Frappier grand responsable du site nationaliste Vigile publié dans la section Tribune libre de Vigile du 1er janvier 2010. (…) « Effectivement, la conjoncture actuelle n’est ni simple, ni facile. La langue française est menacée, l’immigration pose un défi gigantesque – c’est toute la stratégie d’intégration républicaine qui est mise en cause. Dans ce domaine, notre intérêt national est véritablement négligé, voire bafoué par un gouvernement fédéraliste corrompu et ouvertement anti-québécois par son multiculturalisme et son bilinguisme, deux politiques visant la dilution de notre conscience nationale. » (…)

5.3 Une saison dans la vie de Fred Pellerin

Écoutez au moins l’extrait de la 36e à la 38e minute de cette émission. Vous ne serez pas déçu.

5.4 L’état de notre nation s’est détérioré…

Extrait d’un texte d’opinion de Pauline Marois publié dans cyberpresse.ca le 23 décembre 2009. (…) Du côté de notre identité et des accommodements raisonnables, le laisser-aller du gouvernement libéral est lamentable. M. Charest nous donne l’impression d’avoir peur d’affirmer l’identité québécoise et la prédominance de la langue française. Pourtant, la grogne face au recul du français à Montréal et en Outaouais est de plus en plus forte et fondée. Quant à la gestion des accommodements raisonnables, il est certain que des balises claires de la part du gouvernement s’imposent afin d’éviter que chacun définisse ce qu’est un accommodement raisonnable. Tout le monde s’entend, c’est à l’État, impartial et neutre, d’établir ces balises. (…)

5.5 Let’s celebrate!

Lettre de Pierre-Yves Bernard de Montréal parue dans Le Devoir du 8 décembre 2009. « J’ai passé une magnifique soirée au Centre Bell vendredi lors du match du Centenaire du Canadien. J’ai toutefois moins apprécié le fait que la presque totalité des chansons que l’on nous a fait entendre durant les cinq heures qu’a duré l’événement ait été en anglais (seule exception, un rigodon de Gilles Vigneault à la fin du match!). Le summum de l’absurde a été atteint lors de la présentation d’une vidéo sur les grands moments de l’histoire du club : on a ainsi vu les Richard, Lafleur, Robinson et Roy triompher sur l’air de Solsbury Hill du très britannique Peter Gabriel! Je ne peux croire que l’on n’ait pu trouver une chanson plus représentative de ce qu’incarne le Canadien pour ses partisans francophones. »

5.6 Le dogme de l’immigration – la clique contrôle la cabane

Extrait d’un texte de Jacques Noël dans Tribune libre de Vigile le 31 décembre 2009. (…) « Comment peut-on être aussi inconscients? Aussi irresponsables? Sans doute pour la même raison qu’on a donné notre bas de laine à un Ontarien. Qu’on laisse nos boys aller se faire déchiqueter sur des bombes en Afghanistan. Qu’on laisse les minières canadians piller notre sol. Qu’on a enduré pendant dix ans un capitaine du CH qui ne parlait pas français. Qu’on tolère la musique à 95% en anglais au Nouveau Forum. Par pure bêtise collective. Par naïveté et trahison de nos élites. » (…)

5.7 Geoffrey Molson : un proprio qui porte le flambeau

Extrait d’un article de Réjean Tremblay publié dans La Presse du 19 décembre 2009. « Notre chroniqueur Réjean Tremblay s’est assis avec le « grand patron » du Canadien, Geoffrey Molson. Son enfance auprès de l’équipe, l’avenir de Pierre Boivin, le français dans l’organisation… Le plus jeune des frères Molson nous parle de lui et de sa vision du CH. (…) « Pas besoin de donner des directives, les choses vont changer, expliquait-il au détour d’une réponse. Ça va changer parce qu’on communique en français partout dans l’entreprise. C’est normal, tout le monde parle français chez le Canadien et au Centre Bell. Je veux parler français avec les employés, ils n’ont pas à parler dans une deuxième langue. Personnellement, je suis allé à l’école en français jusqu’au secondaire et je me considère comme un francophone. D’ailleurs, j’essaie de réfléchir à la question que vous posez. Est-ce qu’on pense de la même façon en anglais ou en français? Je ne sais pas. Je dirais que je pense en français de huit heures du matin à dix heures le soir. » (…)

5.8 Décès de Philippe Séguin; le plus souverainiste des Français est mort

Extrait d’un article de Christian Rioux du Devoir du 8 janvier 2010. (…) « Séguin était l’un de ces rares Français qui avaient conscience de l’importance stratégique, non seulement pour le Québec, mais aussi pour la France de son alliance avec le Québec. « L’alliance de la France et du Québec est aujourd’hui une nécessité absolue pour assurer dans le monde tel qu’il se construit la pérennité de leur langue et de leurs valeurs partagées », écrivait-il dans un livre consacré à ce sujet (Plus Français que moi, tu meurs ! — VLB). » (…)

5.9 Charles Aznavour : aucune langue n’arrive à la cheville de la langue française pour la beauté des textes

Extraits de l’entretien accordé par Charles Aznavour à Françoise Cariès de La Dépêche du Midi du 25 octobre 2009. « D du M : Voyez-vous dans ces nouvelles générations de chanteurs français, des vedettes se lever? Avez-vous des préférences? Charles Aznavour : Je les suis tous, mais je me sens le plus proche des rappeurs et des slameurs. Ce sont eux qui écrivent le mieux même si ce n’est pas dans la géométrie que j’aime. Aucune langue n’arrive à la cheville de la langue française pour la beauté des textes. Aucune. Les plus beaux textes de chanson sont en français. » (…)

5.10 Le français en Suisse

Extrait d’un texte de la Fondation Défense du français qui est le point de ralliement des Suisses romands qui tiennent à leur langue, texte paru sous le titre Les « restrictions horizontales » : comment Berne produit des textes surréalistes. « Au cours des dix dernières années, 80 % des textes législatifs émis par la Confédération ont été rédigés en allemand. Pour un peu moins de 18 % d’entre eux seulement, la langue originale est le français. Et pour un tout petit peu plus de 1 %, l’italien ». (…)

5.11 Passez un « joyeux décembre » – Un souhait qui fait sourciller

Extrait de l’article de Jean-Philippe Arcand, publié le 19 décembre 2009 sur Canoë. « En cette période de festivités, ils seront probablement nombreux à vous souhaiter un joyeux Noël, ou encore de joyeuses Fêtes. Mais sur le Plateau Mont-Royal, on préfère vous souhaiter… un « joyeux décembre ». Un vœu que certains perçoivent comme une tentative d’accommodement raisonnable. (…) « Ce n’est pas très intéressant, laisse tomber d’entrée de jeu Mario Beaulieu, président de la Société Saint-Jean-Baptiste. Au Québec, on veut tellement être inclusifs qu’on finit par s’exclure nous-mêmes. » Craignant même qu’une telle démarche ne vienne « créer des ghettos », ce dernier soutient qu’on devrait faire des efforts pour « se rapprocher à partir de ce qui nous rassemble plutôt que ce qui nous différencie. » L’édition 2009 de Joyeux décembre a débuté il y a deux semaines et se termine jeudi prochain, le 24 décembre. »

5.12 Joyeux Noël ou joyeux décembre, monsieur Orwell?

Extrait d’un texte de Mathieu Bock-Côté publié dans la section Opinion du Devoir du 24 décembre 2009. (…) « À travers la lutte contre les derniers signes du christianisme, ce qu’on conteste, c’est l’identité québécoise et son enracinement dans la civilisation occidentale. Le multiculturalisme soutient ainsi que le Québec n’est pas une histoire, mais une page blanche et que toutes les traditions culturelles devraient disposer du même traitement dans l’espace public. Mais, nous le savons, au Québec comme ailleurs, cette entreprise de javellisation identitaire est très mal perçue et génère un malaise profond qui a souvent l’allure d’un sentiment de dépossession. Mais, justement, ce malaise, on ne peut plus le nommer, en bonne partie parce que le multiculturalisme s’accompagne de la rectitude politique. » (…)

5.13 Le monde incestueux des médias québécois

Extrait de la chronique de Bernard Desgagné paru dans Vigile le 5 janvier 2010. (…) « Grâce à leur entente secrète, Radio-Canada et Gesca ont une grande force de frappe médiatique, qui leur vient en partie de l’argent des contribuables québécois. Ils s’en servent indubitablement pour planter certaines idées dans l’esprit de leur public, par exemple en refusant de publier les analyses les plus éclairées des statistiques sur l’état du français au Québec. À la fin de 2007, dès la publication des résultats du recensement de 2006, André Pratte écrivait que le français progressait. Alain Dubuc et Lysiane Gagnon en rajoutaient. Radio-Canada aussi. Pendant ce temps, Charles Castonguay était pratiquement muselé. » (…)

5.14 Prospective et perspectives pour le Québec

Billet de Louis Lapointe publié dans Vigile le 4 janvier 2010. (…) « Pendant ce temps, les libéraux provinciaux se choisiront un nouveau chef qui fuira comme la peste le débat linguistique pour ne pas faire peur à son électorat anglophone et allophone et s’intéressera davantage aux régions. Une recette qui pourrait lui permettre de remporter les prochaines élections, car ne nous leurrons pas, le recul du français à Montréal n’intéresse pas les électeurs francophones des régions. Il faut dire que le PQ n’a rien fait pour préparer le terrain! » (…)

5.15 Photos – Une anglicisation fulgurante!

Tiré du site d’Impératif français, plus de 101 cas récents d’infraction à la Loi 101 au centre-ville de Montréal que Christine St-Pierre ne veut pas voir.

6. Commentaire du rédacteur, Georges Le Gal

(NDLR. Le commentaire qui suit ne traduit pas nécessairement la position officielle du MMF.) « On va toujours trop loin pour les gens qui ne vont nulle part ». – Pierre Falardeau Parler français à Montréal

Le MMF au défilé de la Fête nationale

Voilà la résolution simple, mais combien forte que je vous propose pour 2010. Imaginez l’impact si nous étions des dizaines de milliers à adopter cette résolution que Pierre René de Cotret propose dans un texte publié dans Le Devoir du 8 janvier 2010. Le texte est à la Une du site du MMF. S.V.P., le lire. Voici le début et la conclusion de ce texte. Pourquoi ne pas faire circuler cette résolution dans vos réseaux! ———— Pierre René de Cotret – « Il y a quelques années, j'ai décidé de parler uniquement en français à Montréal, en tout temps et en toutes circonstances. Et c'est ma suggestion de résolution du Nouvel An pour tous les Québécois! Dans mon quartier, environ la moitié des gens que je croise et que je voisine utilisent le français dans leurs communications courantes. Les autres utilisent surtout l'anglais. Mais moi (qui me débrouille bien en anglais), je leur parle uniquement en français, toujours. Et je fais la même chose partout à Montréal et dans tout le Québec. (…) Voilà donc ce que j'aimerais nous proposer comme résolution collective pour 2010 : parler français partout au Québec, toujours et en toutes circonstances. Point final. Deux seules exceptions : pour les touristes en visite, et pour les situations d'urgence ou à caractère humanitaire. Bien sûr qu'en cas d'urgence, on sauve une vie sans égard à la langue. Mais le reste du temps, on sauve un peuple. »

7. Commentaires de sympathisants

Quelques commentaires ou extraits de commentaires reçus par le MMF. (NDLR. Ces commentaires ne représentent pas nécessairement l’opinion du MMF.) (D’autres commentaires se retrouvent sous la rubrique Forum du site du MMF. Pourquoi ne pas y donner votre opinion vous aussi?) 29 novembre : Un exemple à suivre. (…) « Lors d’un court voyage au Massachusetts, principalement à Boston… j’écoutais un homme parler à sa petite-fille de trois ans qui dessinait. Ce qui m’a profondément ému, fortement ébranlé, c’est qu’il s’adressait à elle en français, afin qu’elle conserve la précieuse langue de ses ancêtres. La petite fille, prénommée Soleil, ne répondait pas. Il lui disait en souriant : « Colore le poisson! Utilise la couleur que tu désires! Prends le crayon que tu veux! » Et la jolie blondinette procédait avec beaucoup de grâce et d’aisance. Je me suis approché de lui. Il s’est présenté. Il s’appelle Paul Darisse. Ses ancêtres, tout comme plusieurs Québécois du début du siècle, sont Franco-américains. Ils ont quitté la région de St-André de Kamouraska autour des années 1920 pour aller faire fortune dans les manufactures de la Nouvelle-Angleterre. Plusieurs sont revenus, mais d’autres sont demeurés là-bas. Lui, il parle encore français, même s’il m’a confié n’avoir pas l’occasion de jaser souvent dans la langue de Molière. Ce qui est de plus en plus rare dans ce coin des États-Unis. Il m’a dit : « Elle comprend tout ce que je dis. Elle ne répond pas encore en français, mais ça va venir! » J’ai trouvé que cet homme admirable était un véritable patriote. Alors qu’ici, au Québec, nous avons la chance d’embellir et de fortifier notre langue, de la conserver, de la faire fleurir, de la faire grandir… et que pour plusieurs d’entre nous, nous ne nous en soucions plus guère, ce bon monsieur de la Nouvelle-Angleterre, se bat farouchement pour lui rendre hommage, à « cette langue belle avec des mots superbes qui porte son histoire, comme le dit Duteil, à travers ses accents ! » Ce fut un très beau moment pour moi. » (…) 7 décembre : Demande de bénévolat. « Nouvellement installée à Montréal, je voudrais offrir mes compétences à votre Mouvement qui encourage l'utilisation de la langue française que j'aime particulièrement, et que j'estime très mal utilisée à Montréal. Je serais ravie et honorée de faire partie de votre équipe, de la moindre façon que ce soit. »

8. Rappels

8.1 Tous les bulletins du MMF sur le site.

Saviez-vous que vous pouvez maintenant consulter sur le site du MMF les 556 pages des 52 éditions du bulletin bimensuel électronique du MMF, publiées depuis le 7 juin 2007?

8.2 Devenir bénévole?

8.3 À faire circuler dans votre réseau

Ce bimensuel vous intéresse? L’avenir du français à Montréal vous préoccupe? N’hésitez pas à faire circuler ce bulletin dans votre réseau! Plus les citoyens et citoyennes de partout au Québec et dans le monde seront sensibilisés à la situation du français à Montréal, plus le français deviendra la langue commune!

8.4 Visitez régulièrement le site du MMF

Il est une source inestimable de textes, d’articles, d’informations au sujet du MMF et de la situation du français à Montréal et ailleurs. Un site à inclure dans vos favoris!

8.5 Devenez membre et faites un don en ligne

8.6 Vous voulez en savoir plus au sujet du Mouvement Montréal français et de la situation du français à Montréal? Vous voulez agir pour améliorer la situation?

8.7 Commentaires et suggestions au Mouvement Montréal français

Vous aimez ou n’aimez pas ce nouveau bulletin électronique du MMF? Vous avez des suggestions pour en améliorer le contenu? [email protected]

8.8 Visitez le blogue de Louis Préfontaine.

8.9 Avis de changement d’adresse Internet

N’oubliez pas de nous aviser de votre changement d’adresse Internet pour que nous puissions continuer à vous expédier ce bulletin. (votre ancienne (désabonnement) et votre nouvelle (abonnement), S.V.P.)

8.10 Membres fondateurs, conseil d’administration et équipe du bulletin du MMF

fondateurs

Yves Beauchemin, écrivain; Renée Collin, entrepreneure; Jean Dorion, président SSJBM; Pierre Dubuc, directeur de l’aut’journal; Maria Mourani, députée du Bloc Québécois d’Ahuntsic; Farid Salem, Solidarité Québec-Algérie; Patrick Sabourin, étudiant M. Sc. McGill; Pablo Santos, travailleur social; Lucie Tessier, étudiante UQAM; Paolo Zambito, gestionnaire; Mario Beaulieu, porte-parole.

administration

Luc Thériault, président; Lucie Martineau, vice-présidente; Georges Le Gal, secrétaire général; Éric Ciaburro, trésorier; et Marc-André Bahl, Yves Beauchemin, Mario Beaulieu, Yves Chartrand, Marcel Desmeules, Françoise Dumitrescu, Jean-Pierre Durand, Patrice Jodoin et Jean-Marc Tellier, administrateurs; Philippe L. Perreault, permanent.

bulletin électronique

Georges Le Gal, rédaction et distribution; Élaine Des Lauriers, révision des textes; François Valiquette, aide technique informatique.

8.11 Adresse postale :

82, rue Sherbrooke O., Montréal, Québec, H2X 1X3, 514-843-8851 p.241

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