Sarah-Maude Lefebvre, 24 HRS, 11 avril 2010.
Les artistes Patrice Coquereau, Dominique Pétin et Danielle Proulx au Grand rassemblement du 11 avril 2010 au Monument national réunissant plus de 1000 personnes. photo LCN
Jean-Claude Germain est une des nombreuses personnalités venues appuyer les manifestants dimanche après-midi. photo Sébastien St-Jean, 24 HRSPlus de 25 organisations syndicales et partis politiques appuient la démarche de la SSJB qui a également recruté plusieurs artistes, dont Sophie Durocher, les Loco Locass, Dominique Pétain, Patrice Coquereau et Vincent Bilodeau, qui ont lu pendant cet événement des textes ayant marqué l'histoire du débat linguistique au Québec. ———– Bien décidée à mobiliser l’ensemble de la société civile dans son combat contre l’invalidation de la loi 104, la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal (SSJB) a officialisé le début des hostilités, dimanche, par la tenue d’un spectacle au Monument National. Plus de 25 organisations syndicales et partis politiques appuient la démarche de la SSJB qui a également recruté plusieurs artistes, dont Sophie Durocher, les Loco Locass, Dominique Pétain, Patrice Coquereau et Vincent Bilodeau, qui ont lu pendant cet événement des textes ayant marqué l'histoire du débat linguistique au Québec. « Nous voulons faire pression sur le gouvernement Charest pour qu’il mette fin à l’ambiguïté et qu’il applique la loi 101 aux écoles privées non subventionnés. La décision de la Cour Suprême est inacceptable, c’est une corruption de notre démocratie », a scandé le président de la SSJB, Mario Beaulieu, quelques minutes avant le début du spectacle. Une coalition destinée à « s’élargir » Avant son invalidation l’octobre dernier, la loi 104 empêchait qu’un enfant fréquentant une école anglophone privée non subventionnée soit automatiquement admis par la suite à l’école anglaise publique. « Les parents plus fortunés peuvent désormais contourner la Loi 101 en envoyant un enfant dans une école passerelle avant de pouvoir les inscrire au réseau public anglophone. C’est inquiétant, surtout lorsqu’on connaît la situation du français au Québec, et surtout à Montréal », rappelle M. Beaulieu. Celui-ci promet par ailleurs que la coalition que la SSJB a mis sur pied à destinée à « s’élargir » dans les prochaines semaines. Déjà, le Bloc québécois, le Parti québécois, Québec solidaire ainsi qu’une dizaine d’organisations souverainistes ont signifié leur appui à cette coalition. Source.
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DÉFENSE DE LA LOI 101

La Société Saint-Jean-Baptiste lance le début des hostilités
Sarah-Maude Lefebvre
11/04/2010 14h23 – Mise à jour 11/04/2010 15h49
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Jean-Claude Germain est une des nombreuses personnalités venues appuyer les manifestants dimanche après-midi.
Photo : Sébastien St-Jean
Bien décidée à mobiliser l’ensemble de la société civile dans son combat contre l’invalidation de la loi 104, la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal (SSJB) a officialisé le début des hostilités, dimanche, par la tenue d’un spectacle au Monument National.
Plus de 25 organisations syndicales et partis politiques appuient la démarche de la SSJB qui a également recruté plusieurs artistes, dont Sophie Durocher, les Loco Locass, Dominique Pétain, Patrice Coquereau et Vincent Bilodeau, qui ont lu pendant cet événement des textes ayant marqué l'histoire du débat linguistique au Québec.
« Nous voulons faire pression sur le gouvernement Charest pour qu’il mette fin à l’ambiguïté et qu’il applique la loi 101 aux écoles privées non subventionnés. La décision de la Cour Suprême est inacceptable, c’est une corruption de notre démocratie », a scandé le président de la SSJB, Mario Beaulieu, quelques minutes avant le début du spectacle.
Une coalition destinée à « s’élargir »
Avant son invalidation l’octobre dernier, la loi 104 empêchait qu’un enfant fréquentant une école anglophone privée non subventionnée soit automatiquement admis par la suite à l’école anglaise publique.
« Les parents plus fortunés peuvent désormais contourner la Loi 101 en envoyant un enfant dans une école passerelle avant de pouvoir les inscrire au réseau public anglophone. C’est inquiétant, surtout lorsqu’on connaît la situation du français au Québec, et surtout à Montréal », rappelle M. Beaulieu.
Celui-ci promet par ailleurs que la coalition que la SSJB a mis sur pied à destinée à « s’élargir » dans les prochaines semaines.
Déjà, le Bloc québécois, le Parti québécois, Québec solidaire ainsi qu’une dizaine d’organisations souverainistes ont signifié leur appui à cette coalition.
