Dans le Rapport sur l’évolution de la situation linguistique au Québec publié en avril 2019, l’OQLF recense que 73,7 % des emplois du secteur privé au Québec exigent ou souhaitent une connaissance orale de l’anglais à des fins de communication externe au sein de l’entreprise.
C’est énorme !
Dans la grande majorité des cas, même si le bilinguisme est souhaité ou exigé par l’employeur, il n’est pas réellement nécessaire.
Exiger l’anglais à l’embauche, c’est discréditer bon nombre de candidatures pourtant prometteuses et pertinentes, mais c’est aussi restreindre l’accès à l’emploi pour nombre de Québécoises et de Québécois compétents. En région métropolitaine, le bilinguisme est demandé partout, et même dans les emplois à faibles revenus. Or, rendre conditionnel l’accès aux emplois de subsistance à la connaissance de l’anglais, c’est limiter leur accessibilité, ce qui nuit grandement à une tranche importante de la population qui a besoin d’un travail pour subvenir à ses besoins et à ceux de sa famille.
