Amazon fait son mea culpa pour avoir recruté en anglais seulement

05 avril 2019

Nous sommes conscients des problèmes liés aux informations linguistiques et à la traduction manquante de certains de nos messages. Nous sommes actuellement en train de mettre à jour notre section d’offres d’emploi pour les postes au Québec afin de corriger certaines erreurs.

Candi Jeronimo, porte-parole d’Amazon

[otw_shortcode_divider margin_top_bottom= »20″ text_position= »otw-text-left »][/otw_shortcode_divider]

Francis Halin | Journal de Montréal | Publié le 5 avril 2019

Amazon fait son mea culpa pour avoir recruté en anglais seulement au Québec et s’engage à « corriger les problèmes » de ses offres d’emploi unilingues anglaises.

« Nous sommes conscients des problèmes liés aux informations linguistiques et à la traduction manquante de certains de nos messages. Nous corrigeons ces problèmes », a indiqué au Journal la porte-parole d’Amazon Candi Jeronimo.

Jeudi, après la parution d’un article du Journal démontrant que la majorité des postes d’Amazon affichés au Québec sont disponibles en anglais seulement, l’Office québécois de la langue française (OQLF) a contacté la société pour lui demander des explications.

« L’Office est déjà en communication avec l’entreprise. L’objectif est de convenir des correctifs qu’elle compte apporter pour que ses offres d’emploi soient rédigées et publiées en français », a confirmé la porte-parole de l’OQLF, Julie Létourneau.

La veille, la situation avait choqué le président du Mouvement Québec français (MQF), Maxime Laporte, qui y avait vu un signe de « mépris à l’endroit des Québécois ».

Jeudi, quand Le Journal a demandé à Amazon s’il est important pour elle de faire affaire dans la langue officielle du Québec en respectant la loi 101, elle a été avare de commentaires.

« Amazon est ravie de créer des emplois au Québec et nous avons hâte de recevoir les candidatures. Nous sommes actuellement en train de mettre à jour notre section d’offres d’emploi pour les postes au Québec afin de corriger certaines erreurs », s’est limitée à dire Mme Jeronimo.

De son côté, l’OQLF a rappelé que des amendes allant jusqu’à 20 000 $ peuvent être imposées aux entreprises rebelles.

« Les tribunaux peuvent imposer des amendes allant de 1500 $ à 20 000 $ pour une personne morale qui commet une première infraction. Le montant est doublé en cas de récidive », a conclu Mme Létourneau de l’Office, insistant cependant pour dire qu’elle préfère « la sensibilisation et l’accompagnement des entreprises ».

[divider style= »dotted » top= »20″ bottom= »20″]

SOURCE – 05/04/2019 – Journal de Montréal

Partager cet article :