Avis aux médias
La région de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine est pénalisée par l’anglicisation du Québec
Gaspé, le 24 octobre 2011. Le Mouvement Québec français invite les médias à une conférence de presse qui se tiendra le mercredi 26 octobre à 14 h au Brise-Bise, au 135 rue de la Reine à Gaspé en présence de Mario Beaulieu président du MQF, et Manuel Brault, porte-parole pour la région de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine. Mario Beaulieu présentera des données colligées par le MQF, démontrant que les services gouvernementaux à Montréal, comme les cégeps, les universités et les hôpitaux, bénéficient d’un financement disproportionné au détriment des ressources allouées aux institutions francophones dans les autres régions comme la Gaspésie. Il s’agit d’une tendance lourde de conséquences pour la société québécoise et qui ne se limite pas à la question linguistique. La concentration du financement des services gouvernementaux en anglais à Montréal appauvrira des régions et marginalisera même des régions à forte majorité francophone.
Le MQF effectue une tournée de toutes les régions du Québec, qui comporte des assemblées, des conférences dans les cégeps et les universités, des activités médiatiques et des opérations de terrains.
Les médias et la population sont aussi invités en soirée à une assemblée publique suivie d’un spectacle, toujours au Brise-Bise, à 19 h 30 avec Manuel Brault, Mario Beaulieu et la chanteuse, Valérie Cormier. Un kiosque d’information du MQF sera aussi tenu au Cégep de Gaspé le 26 octobre.
Le MQF a été officiellement lancé en juin à Québec. Il s’agit coalition de citoyens, bien qu’elle ait été initiée par la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal (SSJBM) – comme ce fut le cas pour les éditions antérieures du MQF en 1971 et dans les années 1980-90 – ainsi que par le Syndicat de la fonction publique du Québec. Comme par le passé, le MQF est indépendant des partis politiques et a pour mission de faire du français la seule langue publique commune au Québec.
On se souviendra que la première édition du Mouvement Québec français, dirigée par François Albert-Angers, avait contribué puissamment à l’établissement de la loi 101. Le MQF a été réactivé périodiquement pour contrer le charcutage de la loi 101 par les lois 178 et 86.
