Bon cop, bad cop – Jean-François Théorêt, recruteur juridique répond à « la Question Carrière »

20 novembre 2016

Le 14 mai 2010. Partant du même raisonnement, si votre client est une compagnie étrangère, qu’elle ait son siège social dans une autre province ou dans un autre pays et qu’elle a des activités au Québec, elle n’adoptera pas la langue d’ici mais s’attendra à se faire servir dans sa langue. En fin de compte, c’est le client – et ses besoins – qui a préséance et qui dictera l’utilisation d’une langue ou d’une autre. ————– Question Bonjour, En cette période de débat autour de la protection de la langue française au Québec, répondez-moi objectivement. Quelle langue maternelle est-il préférable d'avoir entre le français et l'anglais pour intégrer un grand cabinet à Montréal ? Si on n'est pas bilingue, est-on plus privilégié si on maîtrise l'anglais ou le français. Réponse Tout dépend du domaine de pratique que vous visez. Si vous désirez travailler en grand cabinet dans un domaine autre que le droit des affaires, le français est primordial. Que ce soit en litige, en droit du travail, en droit municipal ou en droit administratif et public, vous devrez maîtriser le français, bien que la maîtrise de l’anglais restera sans aucun doute un atout considérable. Cependant, si vous vous enlignez vers la pratique en droit des affaires, que ce soit en commercial, corporatif, valeurs mobilières, financement ou transactionnel, vous devrez posséder une connaissance approfondie de l’anglais. Cette fois-ci, c’est le français qui sera un atout de taille mais non une condition sine qua non. Je ne crois pas que ce soit une question qui soit pertinente en regard de la protection de la langue française ou un exemple que le français est en perte de vitesse au Québec. C’est simplement un fait que partout dans le monde, la langue des affaires est l’anglais. Si vous desservez un client qui a pignon sur rue au Québec, vous devrez parler français. Cependant, si ce client fait des affaires à l’extérieur du Québec, les activités se dérouleront en anglais, ce qui signifie que son avocat devra aussi maîtriser la langue de Shakespeare pour être à même de s’acquitter de sa tâche. Partant du même raisonnement, si votre client est une compagnie étrangère, qu’elle ait son siège social dans une autre province ou dans un autre pays et qu’elle a des activités au Québec, elle n’adoptera pas la langue d’ici mais s’attendra à se faire servir dans sa langue. En fin de compte, c’est le client – et ses besoins – qui a préséance et qui dictera l’utilisation d’une langue ou d’une autre. Si vous n’êtes pas bilingue, faites vos recherches pour mettre toutes les chances de votre côté et misez sur les points forts de votre profil autres que la langue pour tirer votre épingle du jeu. Au plaisir. Jean-François Théorêt Source.

 

Bon cop, bad cop

Par : Jean-François Théorêt | Le : 2010-05-14 08h30 

Question_Carriere

La Question Carrière

Le recruteur juridique Jean-François Théorêtrépond à la Question Carrière de la semaine posée par un lecteur de Droit-inc.com.

 
 
Question

Bonjour,

En cette période de débat autour de la protection de la langue française au Québec, répondez-moi objectivement. Quelle langue maternelle est-il préférable d'avoir entre le français et l'anglais pour intégrer un grand cabinet à Montréal ? Si on n'est pas bilingue, est-on plus privilégié si on maîtrise l'anglais ou le français.

Réponse

Tout dépend du domaine de pratique que vous visez. Si vous désirez travailler en grand cabinet dans un domaine autre que le droit des affaires, le français est primordial. Que ce soit en litige, en droit du travail, en droit municipal ou en droit administratif et public, vous devrez maîtriser le français, bien que la maîtrise de l’anglais restera sans aucun doute un atout considérable.

Cependant, si vous vous enlignez vers la pratique en droit des affaires, que ce soit en commercial, corporatif, valeurs mobilières, financement ou transactionnel, vous devrez posséder une connaissance approfondie de l’anglais. Cette fois-ci, c’est le français qui sera un atout de taille mais non une condition sine qua non.

Je ne crois pas que ce soit une question qui soit pertinente en regard de la protection de la langue française ou un exemple que le français est en perte de vitesse au Québec. C’est simplement un fait que partout dans le monde, la langue des affaires est l’anglais. Si vous desservez un client qui a pignon sur rue au Québec, vous devrez parler français. Cependant, si ce client fait des affaires à l’extérieur du Québec, les activités se dérouleront en anglais, ce qui signifie que son avocat devra aussi maîtriser la langue de Shakespeare pour être à même de s’acquitter de sa tâche.

Partant du même raisonnement, si votre client est une compagnie étrangère, qu’elle ait son siège social dans une autre province ou dans un autre pays et qu’elle a des activités au Québec, elle n’adoptera pas la langue d’ici mais s’attendra à se faire servir dans sa langue. En fin de compte, c’est le client – et ses besoins – qui a préséance et qui dictera l’utilisation d’une langue ou d’une autre.

Si vous n’êtes pas bilingue, faites vos recherches pour mettre toutes les chances de votre côté et misez sur les points forts de votre profil autres que la langue pour tirer votre épingle du jeu.

Au plaisir.

Jean-François Théorêt

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