COMMUNIQUÉ – Saguenay–Lac-Saint-Jean : Une section régionale du Mouvement Québec français officiellement constituée

20 février 2020

Saguenay, 20 février 2020 – À la suite des efforts déployés depuis un an par la militante Catherine Bouchard-Tremblay, le Mouvement Québec français (MQF) est fier d’annoncer officiellement la création d’une section régionale au Saguenay–Lac-Saint-Jean (SLSJ). Cette annonce s’inscrit dans la foulée d’une assemblée générale tenue mercredi soir à Jonquière en présence du président national du MQF, Me Maxime Laporte.

Fraîchement élue, la nouvelle équipe du MQF-SLSJ est composée de plusieurs acteurs issus des milieux politiques et syndicaux, ainsi que du domaine de l’enseignement. À sa tête, on trouve notamment le conseiller régional de la FTQ, Marc Maltais, qui sera épaulé par un conseil de sept citoyens et citoyennes engagés.

Monsieur Maltais a fait valoir : « L’avenir du français, c’est l’affaire de tous les Québécois et Québécoises. C’est donc aussi notre affaire à nous, ici-même, au Saguenay–Lac-Saint-Jean. En plus du devoir de solidarité qui nous incombe vis-à-vis des enjeux nationaux liés à la langue, nous avons nos propres défis à relever dans la région : francisation des nouveaux arrivants, reconnaissance du droit de travailler en français, respect de la langue du commerce, exemplarité de l’État, rayonnement de la culture d’ici devant les Netflix de ce monde, etc. D’où l’importance de travailler ensemble à promouvoir et faire avancer le statut de notre langue commune et officielle. Pour ce faire, avec le soutien de notre permanence nationale, le MQF-SLSJ, une organisation non-partisane, entend additionner les forces en collaborant et en travaillant en complémentarité avec un maximum de partenaires, qu’il s’agisse de la SNQ, des groupes syndicaux, communautaires, culturels, bref de la société civile en général. Un plan d’action sera d’ailleurs dévoilé prochainement. »

Maxime Laporte a affirmé : « À la veille de la réouverture du débat sur la loi 101, la mobilisation régionale prend tout son sens. Sans l’appui des forces vives de l’ensemble des régions du Québec, le combat qui se mène actuellement sur le front montréalais, par exemple, serait perdu d’avance. On aurait donc tort de penser qu’il s’agit juste d’un “problème montréalais”. Même en régions, la vitalité à long terme de notre belle langue française, ne saurait être tenue pour acquise, à voir les reculs qu’elle essuie un peu partout sur le territoire national. Raison de plus pour que nos “châteaux forts”, tels que le Saguenay–Lac-Saint-Jean, restent forts, oui, mais plus encore, qu’ils insufflent à l’ensemble du Québec, leur sens de la dignité ; leur fierté de vivre en français, ici en Amérique du Nord. Collectivement, je crois qu’on est à une étape de notre histoire où on en a vraiment besoin, – plus que jamais peut-être. »

Fondé en 1972, le Mouvement Québec français a toujours été, aux côtés de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, le carrefour par excellence des plus grandes mobilisations pour faire du français, la seule langue commune et officielle au Québec.

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