COURS BILINGUE À L’UQAM – Levée de boucliers

20 novembre 2016

Radio-Canada – Nouvelles – 1er septembre 2009 « Afin de voir doubler son nombre d'étudiants étrangers, l'Université du Québec à Montréal (UQAM) offrira dès l'automne six cours en anglais.(….) Le Parti québécois s'inquiète de l'impact d'une telle décision. Porte-parole de l'opposition officielle en matière de langue, Pierre Curzi se dit surpris de cette offre de cours uniquement en anglais à l'UQAM. Il pense qu'un débat s'impose à Montréal sur la question de la langue.(…)» La ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne, a approuvé l'offre anglophone de l'École des sciences de la gestion dans la mesure où elle concorde avec l'objectif gouvernemental d'attirer davantage d'étudiants étrangers dans les universités québécoises. Je l'interprète à ce stade-ci comme une ouverture sur le monde et non pas comme voulant menacer notre enseignement en langue française.— Michelle Courchesne De son côté, le Parti québécois s'inquiète de l'impact d'une telle décision. Porte-parole de l'opposition officielle en matière de langue, Pierre Curzi se dit surpris de cette offre de cours uniquement en anglais à l'UQAM. Il pense qu'un débat s'impose à Montréal sur la question de la langue. Pour la première fois, on a dépassé le nombre d'anglophones par rapport au nombre de francophones, on est dans l'autre versant. Il y a une tendance vers une anglicisation. — Pierre Curzi M. Curzi s'interroge d'ailleurs quant à ce qui doit être fait pour inverser la tendance anglophone. Avantageux pour les étudiants Le député adéquiste Gérard Deltell estime que les étudiants unilingues qui se destinent au monde des affaires sont nettement désavantagés. Il est donc d'avis que les cours en anglais qu'offrira l'École des sciences de la gestion seront également profitables pour les francophones. Le syndicat et la direction réagissent aussi Du côté du Syndicat des professeurs de l'UQAM, on prétend que l'Université devrait plutôt intégrer les immigrants à la culture francophone. Quant à la direction, elle précise que le but n'est pas de faire de l'UQAM une université bilingue, mais de permettre aux étudiants d'être plus à l'aise dans la langue des affaires. Source.

 

Levée de boucliers

Mise à jour le mardi 1 septembre 2009 à 15 h 50 HAE
PARTAGER

  • Facebook
  • Twitter

Plus

  • 0
  • Imprimer
  • Augmenter la taille du texte
Salle de cours Photo :  iStockPhoto

Approuvée par la ministre de l'Éducation, la décision de l'École des sciences de la gestion d'offrir des cours en anglais inquiète le Parti québécois.

Afin de voir doubler son nombre d'étudiants étrangers, l'Université du Québec à Montréal (UQAM) offrira dès l'automne six cours en anglais.

La ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne, a approuvé l'offre anglophone de l'École des sciences de la gestion dans la mesure où elle concorde avec l'objectif gouvernemental d'attirer davantage d'étudiants étrangers dans les universités québécoises.

« Je l'interprète à ce stade-ci comme une ouverture sur le monde et non pas comme voulant menacer notre enseignement en langue française. »— Michelle Courchesne

De son côté, le Parti québécois s'inquiète de l'impact d'une telle décision. Porte-parole de l'opposition officielle en matière de langue, Pierre Curzi se dit surpris de cette offre de cours uniquement en anglais à l'UQAM. Il pense qu'un débat s'impose à Montréal sur la question de la langue.

« Pour la première fois, on a dépassé le nombre d'anglophones par rapport au nombre de francophones, on est dans l'autre versant. Il y a une tendance vers une anglicisation. »— Pierre Curzi

M. Curzi s'interroge d'ailleurs quant à ce qui doit être fait pour inverser la tendance anglophone.

Avantageux pour les étudiants

Le député adéquiste Gérard Deltell estime que les étudiants unilingues qui se destinent au monde des affaires sont nettement désavantagés.

Il est donc d'avis que les cours en anglais qu'offrira l'École des sciences de la gestion seront également profitables pour les francophones.

Le syndicat et la direction réagissent aussi

Du côté du Syndicat des professeurs de l'UQAM, on prétend que l'Université devrait plutôt intégrer les immigrants à la culture francophone.

Quant à la direction, elle précise que le but n'est pas de faire de l'UQAM une université bilingue, mais de permettre aux étudiants d'être plus à l'aise dans la langue des affaires.

Partager cet article :