De nouveau, le combat

18 octobre 2007

RADIO-CANADA | 18/10/2007

« La décision de Second Cup est absolument imbuvable. »

Le Mouvement Montréal Français poursuit sa campagne contre l’anglicisation du visage de Montréal. Le mouvement manifeste devant un Second Cup pour dénoncer sa bannière unilingue.

C’est ainsi que le président du Mouvement Montréal français (MMF), Mario Beaulieu, annonce le lancement d’une opération baptisée « Tasse pas ma langue ! ».

Il ajoute : « Nous invitons les consommateurs à privilégier les commerces qui respectent l’environnement linguistique du Québec. »

Un retour en arrière

Le MMF manifestera, ce jeudi, devant une succursale de la chaîne de cafés Second Cup contre la défrancisation de sa bannière commerciale.

ll y a quelques années, Second Cup avait ajouté l’expression « Les cafés » sur ses enseignes. La chaîne de cafés a récemment retiré la mention de plusieurs enseignes de la région de Montréal.

Le MMF affirme détenir des informations voulant que Second Cup ait l’intention de défranciser ses enseignes partout au Québec. Selon le quotidien Le Journal de Montréal, une préposée au service à la clientèle de la compagnie a justifié le changement par une volonté d’uniformiser les enseignes partout au Canada.

Le MMF demande à Second Cup, au contraire, de renouveler sa raison sociale en la francisant complètement.

Visage français déformé

Mario Beaulieu dénonce la prolifération des raisons sociales en anglais. Selon lui, elle compromet le visage français de Montréal et s’ajoute à d’autres facteurs d’anglicisation et à l’exigence indue de l’anglais sur le marché du travail.

« Il faut susciter une mobilisation citoyenne massive pour contrer cette tendance. » déclare Mario Beaulieu, président du MMF

D’autres bannières visées

L’enseigne Second Cup n’est pas la seule visée par l’opération « Tasse pas ma langue ! »

D’autres commerces à dénomination anglaise, tels que les cafés Starbuck coffee, sont aussi dans la mire du MMF.

Le mouvement veut inciter les commerces à dénomination anglaise à suivre l’exemple d’Esso. Sous la pression, la pétrolière a décidé, il y a quelques mois, de ne pas rebaptiser du nom de « On the run » ses 54 dépanneurs connus ici sous l’appellation de « Marché Express ».

Le MMF est convaincu que la pression populaire peut avoir un réel impact. Son président, Mario Beaulieu, rappelle « qu’un sondage a montré que 68% des Québécois n’apprécient pas la présence des enseignes de langue anglaise ».

 

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