Des cours de français dispensés aux étrangers pour mieux s’intégrer dans la vie quotidienne

20 novembre 2016

La Voix du Nord, France, 18 mai 2010.

« Nous voulons un Québec francophone. Ne coupez pas les cours de français! » photo J. Nadeau, Le Devoir.

On le sait assez peu, mais depuis 2007, une loi oblige tous les étrangers … « primo-arrivants » voulant s'installer en France à signer un contrat d'accueil et d'intégration (CAI). Gratuit. Financé et mis en place par l'Office français d'immigration et d'intégration (OFII), ce dispositif vise à enseigner un socle de connaissances qui permettront aux nouveaux arrivants de mieux s'intégrer à la vie française. Les personnes résidant sur le territoire avant 2007 ne sont en revanche pas soumises à cette obligation mais peuvent néanmoins adhérer au programme. À Hénin-Beaumont, c'est l'organisme ID Formation qui est chargé de dispenser les cours. « Il faut être en mesure de se débrouiller à l'oral pour les nécessités de la vie quotidienne et à l'écrit, c'est comprendre un message simple, résume Jean-Marc Desprez, responsable du centre de formation. C'est une bonne chose : les gens sont hyper-satisfaits d'avoir un diplôme avec le drapeau français et la signature du ministre. C'est une reconnaissance de leur intégration. » Surtout, les inscriptions ouvrent automatiquement les démarches pour l'obtention de la carte de séjour. Après s'être soumis à la visite médicale préalable et à la journée civique Vivre en France, les postulants passent un test évaluant leurs connaissances de la langue afin de déterminer s'ils ont besoin ou non d'intégrer le parcours CAI, et si oui, selon quel niveau de compétence : analphabète, petit FLE (Français langue étrangère) et grand FLE. « À Hénin, on est davantage dans une population sédentarisé donc hors CAI. On est à 3/4 issus du territoire depuis plus de trois ans et 1/4 CAI. Et plutôt majoritairement en situation d'analphabétisme, précise Jean-Marc Desprez. Ça s'explique pour partie avec les pays d'origine, essentiellement d'Afrique et du Maghreb. » Un public souvent âgé de plus de 40 ans, issu des vagues migratoires des houillères. Personnes motivées Deux groupes de dix à quinze personnes, des femmes essentiellement, suivent actuellement une formation linguistique sanctionnée par le DILF (diplôme initial de langue française). Entre 230 et 300 heures au cours desquelles ils apprendront à faire des chèques, se déplacer en ville en fonction de la signalétique, à rédiger une liste de courses, reconnaître les prix, rendre la monnaie… « Ils veulent avoir des résultats à se rendre malades, assure Catherine D'Orazio, formatrice linguistique à ID Formation. En un mois, j'arrive à faire lire des phrases simples ». Les plus motivés pourront à terme lire un journal sans trop de difficultés. Au bout de la formation, les signataires sont présentés à un examen évaluant les connaissances et sanctionné par le diplôme. Après des débuts difficiles, le dispositif semble trouver son public : l'année dernière, l'organisme avait présenté 12 personnes. Ils seront une vingtaine cette année. Source.

 

Hénin et Alentours

Des cours de linguistique dispensés aux étrangers pour mieux s'intégrer dans la vie quotidienne

PUBLIÉ LE 18/05/2010 À 05H06

On le sait assez peu, mais depuis 2007, une loi oblige tous les étrangers

Des cours de linguistique dispensés aux étrangers pour mieux s'intégrer dans la vie quotidienne
 

« primo-arrivants » voulant s'installer en France à signer un contrat d'accueil et d'intégration (CAI). Gratuit. Financé et mis en place par l'Office français d'immigration et d'intégration (OFII), ce dispositif vise à enseigner un socle de connaissances qui permettront aux nouveaux arrivants de mieux s'intégrer à la vie française. Les personnes résidant sur le territoire avant 2007 ne sont en revanche pas soumises à cette obligation mais peuvent néanmoins adhérer au programme.

À Hénin-Beaumont, c'est l'organisme ID Formation qui est chargé de dispenser les cours. « Il faut être en mesure de se débrouiller à l'oral pour les nécessités de la vie quotidienne et à l'écrit, c'est comprendre un message simple, résume Jean-Marc Desprez, responsable du centre de formation. C'est une bonne chose : les gens sont hyper-satisfaits d'avoir un diplôme avec le drapeau français et la signature du ministre. C'est une reconnaissance de leur intégration. » Surtout, les inscriptions ouvrent automatiquement les démarches pour l'obtention de la carte de séjour.

Après s'être soumis à la visite médicale préalable et à la journée civique Vivre en France, les postulants passent un test évaluant leurs connaissances de la langue afin de déterminer s'ils ont besoin ou non d'intégrer le parcours CAI, et si oui, selon quel niveau de compétence : analphabète, petit FLE (Français langue étrangère) et grand FLE. « À Hénin, on est davantage dans une population sédentarisé donc hors CAI. On est à 3/4 issus du territoire depuis plus de trois ans et 1/4 CAI. Et plutôt majoritairement en situation d'analphabétisme, précise Jean-Marc Desprez. Ça s'explique pour partie avec les pays d'origine, essentiellement d'Afrique et du Maghreb. » Un public souvent âgé de plus de 40 ans, issu des vagues migratoires des houillères.

Personnes motivées

Deux groupes de dix à quinze personnes, des femmes essentiellement, suivent actuellement une formation linguistique sanctionnée par le DILF (diplôme initial de langue française). Entre 230 et 300 heures au cours desquelles ils apprendront à faire des chèques, se déplacer en ville en fonction de la signalétique, à rédiger une liste de courses, reconnaître les prix, rendre la monnaie… « Ils veulent avoir des résultats à se rendre malades, assure Catherine D'Orazio, formatrice linguistique à ID Formation. En un mois, j'arrive à faire lire des phrases simples ». Les plus motivés pourront à terme lire un journal sans trop de difficultés. Au bout de la formation, les signataires sont présentés à un examen évaluant les connaissances et sanctionné par le diplôme. Après des débuts difficiles, le dispositif semble trouver son public : l'année dernière, l'organisme avait présenté 12 personnes. Ils seront une vingtaine cette année. •

F. GR.

Renseignements : ID Formation 19 rue Beaumont, 62 950 Noyelles-Godault. Tél : 03 21 20 67 87

La Voix du Nord

 

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