Comment dire Adidas en français ?

24 novembre 2017

Le recul du français n’est pas la faute des anglophones ni des allophones. Ce sont les Québécois en poste d’autorité, qui ont bénéficié des avantages de la loi 101, qui font reculer le français au Québec. Les Québécois devraient se tenir droit, grand, fier et debout comme les hommes et les femmes de la génération de Camille Laurin. Quand les Québécois donneront exemple aux plus jeunes, ces derniers épouseront le combat linguistique comme leurs grands-parents l’ont fait.

MQF – 23/11/2017

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J’ai passé la journée à l’hôpital avec mon mari. Je vous évite les détails. Mais au lieu de lui tenir la main, j’ai eu l’oreille collée à mon cellulaire pour joindre Adidas Canada à Toronto.

J’avais quelques questions au sujet de « l’incident linguistique » lors de l’ouverture officielle du magasin au centre-ville quand le gérant, Alexandre Des Roches, a déclaré « je vais dire un mot en français pour accommoder la Ville de Montréal et les médias francophones ». La quasi-totalité de l’événement s’est déroulée en anglais.

J’ai été soufflée par autant de misérabilisme identitaire.

J’ai donc voulu connaître la politi­que linguistique d’Adidas au Québec, mais personne ne pouvait me répondre autre chose que « nous sommes bilingues ». Je l’ai constaté en parcourant leur site canadien franco-franglais plein de fautes.

Je me sentais comme une emmerdeuse, une quêteuse, une Stupid French Canadian.

Grosse erreur

Au-delà de la loi 101, de l’aspect politique du français au Québec, ces blancs-becs qui croient que parler anglais c’est plus branché se trompent, car même sans accent, les anglophones ne vous prendront jamais pour un des leurs.
Au fond, ces anglophones vous envient de parler français et ils ne comprennent pas pourquoi vous marchez sur votre identité.

Jeune, je trouvais que le français était kétaine jusqu’à ce que j’aille vivre à l’étranger. Et mon anglais est parfait. Mais j’ai compris ceci : si vous pensez, par exemple, que les Hollandais ou les Suédois sont cool – c’est vrai –, aux yeux du monde, les Québécois aussi le sont. Il n’y a qu’ici qu’on nous fait sentir que nous sommes des ploucs.

Oui, Montréal est une ville où l’anglais et le français se côtoient, mais Montréal, dans son âme, est une ville française.

Je déteste voir des Québécois faire le tapis devant les autres et, en plus, s’essuyer les pieds dessus.

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23/11/2017 – RAVARY, Lise

 

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