Josée Legault, Voir, 1er septembre 2009, publié aussi sur Vigile. « Pourquoi est-ce que parler anglais serait-il toujours associé à l’« ouverture sur le monde » ? Le Devoir de ce matin nous apprend que : « Dans le but de « doubler » le nombre de ses étudiants étrangers, l’École des sciences de la gestion (ESG) de l’UQAM offrira cet automne six cours entièrement en anglais ». Source. *** Selon Benoît Bazoge, vice-doyen aux études à l’École des sciences de la gestion de l’UQAM : « L’anglais est malheureusement perçu comme la langue du reste du Canada. Mais c’est aussi la langue des affaires dans le monde entier ». Et, y dit-on, de toute façon, l’École des HEC et l’Université Laval, proposent aussi des cours en anglais… *** Là-dessus, deux petites observations : Primo : l’anglais n’est pas LA langue des affaires dans le monde entier. C’est une langue certes dominante. Et la maîtriser est un atout de taille. Mais sur le reste de la planète, même dans le domaine des « affaires », le français, l’allemand, voire le mandarin, ne serait-ce que par sa seule force du nombre et la montée fulgurante de l’économie chinoise, y sont aussi utiles et… utilisés. Secundo : c’est troublant de voir que dans certaines universités francophones, on semble croire que pour attrirer des étudiants étrangers – un objectif tout à fait normal pour n’importe quelle université -, elles pensent pouvoir le faire plus facilement dans une langue autre que la leur… *** Pendant qu’on discute de « Questions nationales », un documentaire portant sur les nationalismes québécois, écossais et catalans, des gestes comme ceux posés par ces universités en disent au moins aussi long sur une certaine inconscience flottant dans l’air du temps quant à l’impact négatif que de tels gestes peuvent avoir sur la constitution d’une identité nationale de langue française suffisamment forte et confiante pour daigner s’offrir même aux étudiants étrangers… *** Et voilà qu’aujourd’hui, en réaction, la ministre de l’Éducation, Michèle Courchesne, déclare ceci : « Je l’interprète comme une ouverture sur le monde ». Primo : pourquoi est-ce que parler anglais serait-il toujours associé à l’« ouverture sur le monde » ? Secundo : ce n’est pas le Québec qui cherche ici à s’« ouvrir » sur le monde. C’est le « monde » qui vient le voir. Qui vient le voir dans ses classes d’université. Et qui vient le voir dans des universités dont la langue est le français… » Source.
Do you speak « business » ?
Le Devoir de ce matin nous apprend que :
« Dans le but de « doubler » le nombre de ses étudiants étrangers, l’École des sciences de la gestion (ESG) de l’UQAM offrira cet automne six cours entièrement en anglais ».
http://www.ledevoir.com/2009/09/01/265072.html
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Selon Benoît Bazoge, vice-doyen aux études à l’École des sciences de la gestion de l’UQAM : « L’anglais est malheureusement perçu comme la langue du reste du Canada. Mais c’est aussi la langue des affaires dans le monde entier ».
Et, y dit-on, de toute façon, l’École des HEC et l’Université Laval, proposent aussi des cours en anglais…
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Là-dessus, deux petites observations :
Primo : l’anglais n’est pas LA langue des affaires dans le monde entier. C’est une langue certes dominante. Et la maîtriser est un atout de taille.
Mais sur le reste de la planète, même dans le domaine des « affaires », le français, l’allemand, voire le mandarin, ne serait-ce que par sa seule force du nombre et la montée fulgurante de l’économie chinoise, y sont aussi utiles et… utilisés.
Secundo : c’est troublant de voir que dans certaines universités francophones, on semble croire que pour attrirer des étudiants étrangers – un objectif tout à fait normal pour n’importe quelle université -, elles pensent pouvoir le faire plus facilement dans une langue autre que la leur…
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Pendant qu’on discute de « Questions nationales », un documentaire portant sur les nationalismes québécois, écossais et catalans, des gestes comme ceux posés par ces universités en disent au moins aussi long sur une certaine inconscience flottant dans l’air du temps quant à l’impact négatif que de tels gestes peuvent avoir sur la constitution d’une identité nationale de langue française suffisamment forte et confiante pour daigner s’offrir même aux étudiants étrangers…
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Et voilà qu’aujourd’hui, en réaction, la ministre de l’Éducation, Michèle Courchesne, déclare ceci :
« Je l’interprète comme une ouverture sur le monde ».
Primo : pourquoi est-ce que parler anglais serait-il toujours associé à l’« ouverture sur le monde » ?
Secundo : ce n’est pas le Québec qui cherche ici à s’« ouvrir » sur le monde. C’est le « monde » qui vient le voir. Qui vient le voir dans ses classes d’université. Et qui vient le voir dans des universités dont la langue est le français…
Langue française — la « dynamique du déclin »
Pour consulter le rapport de recherche de l’IRÉC sur la francisation des immigrants au Québec
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Le grand bond en arrière
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Lente érosion deviendra grande pourvu qu’on lui prête vie
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Le gouvernement Couillard a renoncé à intégrer les immigrants
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Gestion des priorités à la Couillard
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Un recul que nous devons d’abord à notre propre négligence et incurie
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Un laissez-faire mortifère
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Il ne s’agit pas d’un assouplissement mais bien d’une démission et d’un renoncement du gouvernement à faire appliquer la loi 101
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Sa Majesté la langue française !
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