Manifestation pour le français
Les reportages de Sébastien Bovet et Denis-Martin Chabot
Près de 2000 personnes s’étaient rassemblées lundi soir devant les bureaux montréalais du premier ministre Jean Charest pour dénoncer le projet de loi sur les écoles passerelles, à l’appel d’une coalition d’organismes syndicaux, sociaux et politiques.
Près de 2000 personnes ont manifesté lundi soir devant les bureaux montréalais de Jean Charest pour dénoncer le projet de loi sur les écoles passerelles. La coalition contre la loi 115 promet d’autres actions.
Les manifestants ont observé une minute de silence pour souligner le bâillon imposé par le gouvernement Charest à l’Assemblée nationale pour l’adoption de la loi 115 (anciennement loi 103).
Ont suivi des discours de défenseurs du français et des prestations musicales fortement politiques. L’événement s’est clos sur des paroles de Gaston Miron.
Le président de la Société Saint-Jean Baptiste de Montréal (SSJBM), qui coordonnait le spectacle-manifeste, a promis de maintenir mobilisés les opposants à cette loi et a promis d’autres actions à venir partout au Québec.
Le spectacle a réuni des artistes comme les chanteurs Daniel Boucher et Claude Gauthier, l’acteur Julien Poulin, l’écrivain Yves Beauchemin et des personnalités publiques, dont les chefs syndicaux Claudette Carbonneau et Réjean Parent, ainsi que la porte-parole de Québec solidaire, Françoise David.
La coalition contre le projet de loi 115 affirme que la loi permettra aux plus riches de contourner la Charte de la langue française, en leur accordant le droit d’envoyer leurs enfants à l’école anglaise publique s’ils ont fréquenté l’école anglaise privée non subventionnée pendant trois ans.
En entrevue lundi à RDI, l’écrivain Yves Beauchemin a accusé le premier ministre Jean Charest de souffrir de « surdité politique ».
Raymond Legault, président de l’UDALe président de l’UDA, présent à la manifestation, estime que le débat embrasse bien plus large que la seule question des écoles passerelles.
Pour sa part, le chanteur Daniel Boucher considère que « la langue, c’est viscéral ». Il rappelle qu’à Montréal, il est difficile de « se faire parler » en français.
Le mois dernier, 3000 personnes s’étaient rassemblées sur la même question à Montréal.
