<MQF> Belle initiative que ce programme Francobulles qui se développe au Nouveau-Brunswick.
Lorsqu’un couple se forme entre un parent de langue française et un parent de langue anglaise, souvent ce couple exogame choisit de parler en anglais à la maison. Cette décision a des effets dévastateurs sur la langue française qui est minoritaire au Nouveau-Brunswick.
Malgré le statut bilingue de la province, les Acadiens, pourtant le peuple fondateur de cette province, ne représentent aujourd’hui que 33% de la population du Nouveau-Brunswick.
Rappelons qu’en 1871, l’Assemblée législative du Nouveau-Brunswick adopte le Common Schools Act qui interdit l’enseignement du français dans les écoles de la province. </MQF>
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Exposer les tout-petits à la langue française avant leur entrée à l’école, c’est l’objectif du programme Francobulles, offert aux familles exogames et aux immigrants du Sud-Est.
Francobulles est un groupe-jeu de francisation pour les 5 ans et moins. Accompagnés de leurs parents, les enfants se rassemblent pour chanter, parler et jouer en français.
Ces ateliers offerts par le district scolaire s’adressent aux nouveaux arrivant et aux familles exogames, c’est-à-dire les familles où un parent est francophone et l’autre est anglophone. Chaque séance mêle des jeux, des chansons, des histoires et diverses activités à la bibliothèque ou au gymnase a toujours le même but: développer le vocabulaire de l’enfant en français.
«Un enfant issu d’un milieu anglophone qui intègre une école francophone a besoin de plus de temps pour apprendre, souligne Karine Pineault, coordonnatrice de la francisation au District scolaire francophone Sud. On parle de un à trois ans pour acquérir la langue sociale, qui va lui permettre de communiquer avec les autres. Plus tôt on peut l’exposer au français, mieux c’est.»
Elle explique qu’il était urgent de travailler avec les tout-petits avant leur arrivée dans le système scolaire.
On constate depuis les dernières années une augmentation des enfants qui font l’évaluation avant l’entrée à la maternelle en anglais. Selon la région, 32 à 42% des enfants le font en anglais.»
Le projet pilote est né à l’école Le Sommet de Moncton l’année dernière. Depuis quelques semaines, les écoles Saint-Henri et Champlain à Moncton, l’école Mgr-François-Bourgeois à Shediac et l’école Père-Edgar-T.-LeBlanc à Grand-Barachois participent également.
D’ici l’an prochain, l’initiative Francobulles sera étendue à Saint-Jean, à Fredericton et à Miramichi grâce à des ententes avec des organismes communautaires.
La semaine dernière, Paricher Pettipas a participé à la session avec le jeune Brandon, âgé de 4 ans. Originaire de la Nouvelle-Écosse, le papa ne parle que l’anglais. À la maison, le français est donc rarement présent et Brandon ne comprend que très peu la langue maternelle de sa maman.
«Je ne parle pas en français aussi souvent que je le voudrais, quand je viens ici ça m’aide, dit-elle. Quand il ne comprend, pas il se frustre. J’ai appris qu’il ne faut pas forcément traduire en anglais quand il ne comprend pas, mais qu’il faut expliquer en français, faire des gestes. Ça prend de l’énergie comme parent!»
Depuis un an, Paricher Pettipas vient jouer avec son fils chaque semaine à l’école Le Sommet. En septembre, Brandon rejoindra les classes de l’établissement scolaire.
«Je veux qu’il s’habitue à vivre dans un milieu francophone. Je vois de plus en plus qu’il a envie d’apprendre. Il commence à comprendre et l’intérêt est là maintenant», se félicite la maman.
Pas besoin de s’inscrire, les parents peuvent se présenter à n’importe laquelle des écoles participantes. Des soirées sont organisées spécialement pour les parents afin de leur donner des conseils sur l’apprentissage de la langue.
«L’idée, c’est d’accompagner le parent, de lui donner des outils pour intégrer le français au quotidien pas à pas. On veut qu’il change ses habitudes, qu’il travaille en équipe avec son enfant pour son apprentissage», précise Mme Pineault.
http://www.acadienouvelle.com/actualites/2016/12/11/inities-francais-plus-jeune-age/
