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Innover à Montréal : en anglais seulement?

MONTRÉAL, 15 décembre 2016 – Un article du blogueur Simon-Pierre Savard-Tremblay nous apprenait ce matin  que la Ville de Montréal offre des formations où une grande pression est mise pour que les interactions entre les mentors et ceux qui suivent la formation se fassent en anglais.

Selon un des participants au programme Innocité MTL, Frédéric Proulx, « plus de 90 pourcent du contenu, des échanges et du savoir des mentors a été partagé en anglais », ajoutant aussi que des unilingues anglophones donnent des formations, et ce, dans un contexte où un seul membre de cette cohorte d’entrepreneurs ignorait le français. L’article de Savard-Tremblay nous révèle qu’une consigne interne a été donnée pour que ce soit l’anglais qui soit la langue utilisée. La ligne du « tout-en-anglais » aurait été réitérée dans le cadre d’un événement de réseautage (le « Big Bang Techno ») qui s’est tenu le 5 décembre.

Pour le directeur général et porte-parole du Mouvement Québec français, Eric Bouchard, « la Ville de Montréal fait exactement ce qui est contraire à un aménagement linguistique où l’État met tout son poids du côté du français. Si l’anglais et l’allemand sont les langues communes à Toronto et à Berlin c’est parce que tous les paliers étatiques favorisent ces langues dans leurs lois, leurs politiques publiques, leurs règlements, leurs programmes gouvernementaux, le financement d’institutions publiques dans une seule langue, et enfin par les directives données à ceux qui sont employés par l’État. Ainsi, de façon naturelle et sans effort, les citoyens de ces villes usent de l’anglais ou de l’allemand dans l’espace public.»

Le Mouvement Québec français demande au maire de Montréal, Denis Coderre, de mettre tout son poids administratif du côté du français afin que le français devienne la langue commune dans l’espace public. La Charte de la ville est explicite, Montréal est une ville de langue française et non une ville bilingue.

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