La cause du français en priorité
La Revue de Terrebonne, 24 mars 2010.
Le nouvel exécutif régional du Parti Québécois (PQ) de Lanaudière s’est mis au travail pour honorer le mandat confié par un atelier spécial, en marge de l’assemblée régionale, le 7 mars.
En effet, alertés par les statistiques établissant le recul du français, surtout à Montréal, mais de façon générale au Québec, les participants ont voté une résolution enjoignant l’exécutif «de travailler à la création d’un mouvement dont l’objectif sera de protéger et de promouvoir la langue française dans Lanaudière». À cette même assemblée, le président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, Mario Beaulieu, a déclaré que «l’invalidation de la loi 104 était la goutte qui fait déborder le vase.»
Selon Laurent Lévesque, président du PQ élu dans Lanaudière, «la situation est très sérieuse, et nous entendons travailler rapidement à la création d’un mouvement non partisan. Notre rôle, ajoute-t-il, est de réunir citoyens et citoyennes, organismes, regroupements et élus».
Une première rencontre, à laquelle sont conviés tous les intéressés, aura lieu le 29 mars, à 18 h 30, au 2e étage du restaurant Au Poulet Nouveau, situé au 1089, montée Masson, à Mascouche.
Après ce démarrage dont son parti est l’initiateur, M. Lévesque assure que le PQ s’effacera et ne sera plus qu’un des organismes participants. Car, dit-il, «il faut créer une bannière à laquelle tous les défenseurs de notre langue pourront s’identifier, à l’exemple du Mouvement Montréal Français et des régions des Laurentides, de Laval et de la Montérégie».
