La loi 104 fait encore jaser – De faux-juges de la Cour suprême ont envahi la station de métro Berri-UQAM, mardi

20 novembre 2016

Canoë, Serge Forgues, 15 décembre 2009. Afin de protester contre le jugement invalidant la loi 104 qui visait à mettre fin au phénomène des « passerelles », de faux-juges de la Cour suprême ont distribué mardi, à la station Berri-UQAM, des « certificats » permettant aux riches d’envoyer leurs enfants à l’école anglophone. La loi 104 avait pour but d’éviter que des parents envoient leurs enfants pendant la première année de leur scolarité dans une école anglaise non-subventionnée, leur ouvrant ainsi la porte à l’enseignement public par la suite. Cette action symbolique, orchestrée par la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal (SSJBM) et le Mouvement Montréal français, avait pour but de sensibiliser la population au fait « qu’il n’y aura jamais assez de recul de la loi 101 pour satisfaire le Canada anglais » a affirmé Mario Beaulieu, président de la SSJBM. Ce dernier propose à Jean Charest d’appliquer la loi 101 aux écoles anglophones « puisque les juges ont dit que la Charte des droits ne fait pas de différence entre les secteurs publics et privés », mais craint que le premier ministre « y aille d’un compromis mi-figue, mi-raisin ». Également présent, l’auteur Yves Beauchemin a pestiféré contre le fait que « la démocratie québécoise est inféodée aux impératifs d’une poignée de juges canadiens ». Ce jugement, qu’il dit « enrobé, modéré et confus » ferait, à son avis, preuve d’hypocrisie en feignant un intérêt pour le fait français au Québec. Source.

 

La loi 104 fait encore jaser

Éducation - La loi 104 fait encore jaser

De faux-juges de la Cour suprême ont envahi la station de métro Berri-UQAM, mardi.© Agence QMI/Éric Bolté

 
 
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Serge Forgues

15-12-2009 | 21h27

Afin de protester contre le jugement invalidant la loi 104 qui visait à mettre fin au phénomène des «passerelles», de faux-juges de la Cour suprême ont distribué mardi, à la station Berri-UQAM, des «certificats» permettant aux riches d’envoyer leurs enfants à l’école anglophone.

La loi 104 avait pour but d’éviter que des parents envoient leurs enfants pendant la première année de leur scolarité dans une école anglaise non-subventionnée, leur ouvrant ainsi la porte à l’enseignement public par la suite.

Cette action symbolique, orchestrée par la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal (SSJBM) et le Mouvement Montréal français, avait pour but de sensibiliser la population au fait «qu’il n’y aura jamais assez de recul de la loi 101 pour satisfaire le Canada anglais» a affirmé Mario Beaulieu, président de la SSJBM.

Ce dernier propose à Jean Charest d’appliquer la loi 101 aux écoles anglophones «puisque les juges ont dit que la Charte des droits ne fait pas de différence entre les secteurs publics et privés», mais craint que le premier ministre «y aille d’un compromis mi-figue, mi-raisin».

Également présent, l’auteur Yves Beauchemin a pestiféré contre le fait que «la démocratie québécoise est inféodée aux impératifs d’une poignée de juges canadiens».

Ce jugement, qu’il dit «enrobé, modéré et confus» ferait, à son avis, preuve d’hypocrisie en feignant un intérêt pour le fait français au Québec.

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