La mondialisation

04 juin 2020

Un nombre croissant d’entreprises établies chez nous invoquent la mondialisation pour obliger leurs employés à transiger en anglais à l’intérieur du Québec. La mondialisation ne justifie en rien le recours à l’anglais entre Québécois de langues maternelles diverses dans les entreprises et les commerces.

Si la connaissance de plusieurs langues (et notamment de l’anglais) constitue certes un enrichissement individuel, elle doit nous ouvrir aux autres cultures et non devenir un outil d’assimilation. La mondialisation ne doit pas, en les anglicisant, uniformiser les cultures nationales après les avoir réduites au rang de simples marchandises.
Les Québécoises et les Québécois n’ont pas à culpabiliser de vouloir vivre en français. Les lois linguistiques existent partout dans le monde. Dans la plupart des pays, ces lois reposent sur le principe de territorialité ; sur un territoire donné, une seule langue est utilisée dans le secteur public. Le Québec est le seul État majoritairement francophone en Amérique du Nord, et c’est aussi le seul État où le français est la langue officielle et commune.

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