La nouvelle politique du « bonjour-hello » d’Élections Canada nuit à l’impartialité du processus électoral au Québec

07 octobre 2019

« Pour ne pas entraver le processus électoral, Élections Canada doit reculer et faire comme il a toujours fait, c’est-à-dire offrir les services en anglais uniquement à la suite d’une demande de l’électeur. Dans le contexte actuel où l’accueil bilingue est au cœur des débats au Québec, – rappelons que deux résolutions unanimes ont été adoptées à cet égard par l’Assemblée nationale -, chaque citoyen qui vivra un mécontentement vis-à-vis de la nouvelle politique d’Élections Canada au moment d’aller exercer son droit de vote est fortement à risque d’être influencé dans son choix, au même titre que s’il apercevait une pancarte électorale ou un macaron à l’intérieur du bureau de vote, ce qui est justement interdit par la loi électorale. Les organisateurs des élections doivent impérativement, d’abord et avant tout, faire preuve d’une objectivité irréprochable et d’une apparence de neutralité.

Les politiques du gouvernement fédéral en matière de bilinguisme, outre qu’elles contredisent les principes de la Charte québécoise de la langue française, ne peuvent, – et ne doivent -, en aucun cas, être appliquées au détriment du droit fondamental à l’accès à un processus électoral organisé de manière impartiale. Par ailleurs, la nouvelle directive d’Élections Canada est d’autant plus mal avisée, qu’aucune loi ne l’oblige à imposer à ses scrutateurs la formule ‘’bonjour-hello’’. Le directeur général des élections ne pouvait ignorer qu’il s’agit d’un choix fortement chargé politiquement », a déclaré Maxime Laporte, président du Mouvement Québec français

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