Une étude du Conseil supérieur de la langue française (CSLF) a révélée des faits accablants quant aux pratiques linguistiques des ministères et organismes du Québec. selon Maxime Laporte, président du Mouvement Québec français (MQF),il y a matière à sonner l’alarme. l’administration publique québécoise, financée à même nos impôts, contribue quotidiennement, par ses pratiques de bilinguisme institutionnel, à éroder le statut de la langue française au Québec. Le français ne serait-il donc officiel qu’à moitié ? Dans l’Ile de Montréal, par exemple, près du trois-quart des membres du personnel des ministères et organismes témoignent qu’ils doivent utiliser l’anglais dans leurs interactions orales avec les usagers. À Laval, cette proportion s’élève à 80,7 %. En Outaouais, elle atteint 88 % ! Dans 40 % des cas, cela survient plus d’une fois par semaine. Les Québécois de langue maternelle anglaise ne constituent pourtant que 8,1 % de la population. Pour l’ensemble du Québec, c’est près de la moitié du personnel de l’administration publique qui, dans ses interactions orales avec les personnes morales et les entreprises, doit couramment utiliser la langue de Shakespeare. À Montréal et Laval, ce chiffre est d’environ 65 %. En Outaouais, c’est 78,3 % ! Quant aux communications écrites, le pourcentage se situe à 39,1 % pour le Québec, 51,2 % dans la région administrative de Montréal et 62,7 % en Outaouais. Du point de vue démocratique, tout cela contredit de plein fouet la volonté de l’Assemblée nationale et du peuple québécois, telle qu’exprimée à travers la Charte de la langue française, qu’il y a lieu, plus que jamais, de renforcer. Le gouvernement a signifié sa volonté d’agir à court terme dans ce dossier. Or, ce “court terme” devra, en effet, être très court, vu la gravité de la situation. »
L’administration publique québécoise viole la loi 101
12 novembre 2019
