Le dossier linguistique au Québec, c’est une question de justice sociale

20 juillet 2020

Dans le Rapport sur l’évolution de la situation linguistique au Québec publié en avril 2019, l’OQLF recense que 73,7 % des emplois du secteur privé au Québec exigent ou souhaitent une connaissance orale de l’anglais à des fins de communication externe au sein de l’entreprise.
C’est énorme !

Dans la grande majorité des cas, même si le bilinguisme est souhaité ou exigé par l’employeur, il n’est pas réellement nécessaire.

Exiger l’anglais à l’embauche, c’est discréditer bon nombre de candidatures pourtant prometteuses et pertinentes, mais c’est aussi restreindre l’accès à l’emploi pour nombre de Québécoises et de Québécois compétents. En région métropolitaine, le bilinguisme est demandé partout, et même dans les emplois à faibles revenus. Or, rendre conditionnel l’accès aux emplois de subsistance à la connaissance de l’anglais, c’est limiter leur accessibilité, ce qui nuit grandement à une tranche importante de la population qui a besoin d’un travail pour subvenir à ses besoins et à ceux de sa famille.

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