Le Devoir – Le 21 novembre 2009 « Québec — À Montréal, dans les services de garde, les tout-petits apprennent vite que le français est une langue parmi d'autres au Québec. Des données inédites obtenues vendredi par la Presse canadienne indiquent que, dans la métropole, la langue officielle du Québec est en concurrence avec l'anglais dans 57 % des garderies privées et 24 % des Centres de la petite enfance (CPE). Pour ce qui est des services de garde en milieu familial montréalais, un établissement sur deux offre aux enfants un environnement où se côtoient trois langues, dont le français et l'anglais. La langue française ne règne en exclusivité que dans 40 % des garderies privées et dans 25 % des garderies en milieu familial. L'unilinguisme a davantage la cote dans les CPE, où dans deux établissements sur trois (68 %), on ne s'exprime que dans la langue de Michel Tremblay. Ces données, publiées en 2008 par le ministère de la Famille, dressent un portrait détaillé de la langue d'usage dans les services de garde de tout le Québec, à partir d'un questionnaire rempli par les responsables de 1296 CPE, 597 garderies privées et 160 garderies en milieu familial. Si on compare ces données à celles de 2003, la dernière fois où de telles informations ont été colligées, on observe que le français perd du terrain à Montréal. Par ailleurs, comme on pouvait s'y attendre, dans la plupart des autres régions, en 2008, le français dominait largement, sinon exclusivement, comme langue d'apprentissage des tout-petits. Mais dans la ville du maire Gérald Tremblay, où cohabitent francophones, anglophones, communautés culturelles et nouveaux arrivants de tous les coins de la planète, le portrait est bien différent. Ainsi, on apprend notamment que les marmots n'entendront pas un mot de français de la journée dans 5 % des 323 CPE montréalais, où on ne parle qu'en anglais, et dans 1,5 % des 265 garderies privées. À part le français et l'anglais, plusieurs autres langues peuvent être entendues et parlées dans les services de garde montréalais, CPE et garderies. L'italien vient au premier rang (10 établissements), suivi par l'espagnol (9), l'hébreu (7), le russe, l'arabe, le grec, le chinois, le polonais, le roumain et le yiddish. Au total, pour l'ensemble du Québec, on compte 40 % de garderies privées — environ 240 — et 10 % de CPE — quelque 130 — qui s'affichent bilingues ou polyglottes. Sur tout le territoire, l'usage exclusif du français est le cas pour 85 % des CPE, 59 % des garderies et 64 % des garderies en milieu familial. Il est difficile de mesurer les changements qui ont pu survenir ces dernières années et voir comment la situation a pu évoluer quant à la langue d'usage dans les services de garde, car il existe peu de points de référence. Le seul point de comparaison date de 2002-03, mais les tableaux qu'on y trouve ne comptent pas exactement les mêmes données que 2008-09 puisque les questions ne sont pas toujours les mêmes. Cependant, vérification faite auprès du bureau des sous-ministres de la Famille, en effectuant des recoupements entre les différents tableaux, on peut affirmer que la place du français a eu tendance à se dégrader d'environ 1 % dans les CPE au cours des cinq dernières années à Montréal. En 2002-03, on indiquait par exemple que l'anglais était présent dans 67 % des garderies et dans 36 % des CPE, mais sans dire dans quelle proportion il s'agissait d'établissements unilingues ou bilingues. Les services de garde n'ont aucune balise à respecter sur le plan linguistique. Pour les parents, le libre-choix prévaut. » Source.
Le français perd du terrain… à la garderie
Des données inédites obtenues vendredi par la Presse canadienne indiquent que, dans la métropole, la langue officielle du Québec est en concurrence avec l'anglais dans 57 % des garderies privées et 24 % des Centres de la petite enfance (CPE).
Pour ce qui est des services de garde en milieu familial montréalais, un établissement sur deux offre aux enfants un environnement où se côtoient trois langues, dont le français et l'anglais.
La langue française ne règne en exclusivité que dans 40 % des garderies privées et dans 25 % des garderies en milieu familial.
L'unilinguisme a davantage la cote dans les CPE, où dans deux établissements sur trois (68 %), on ne s'exprime que dans la langue de Michel Tremblay.
Ces données, publiées en 2008 par le ministère de la Famille, dressent un portrait détaillé de la langue d'usage dans les services de garde de tout le Québec, à partir d'un questionnaire rempli par les responsables de 1296 CPE, 597 garderies privées et 160 garderies en milieu familial.
Si on compare ces données à celles de 2003, la dernière fois où de telles informations ont été colligées, on observe que le français perd du terrain à Montréal.
Par ailleurs, comme on pouvait s'y attendre, dans la plupart des autres régions, en 2008, le français dominait largement, sinon exclusivement, comme langue d'apprentissage des tout-petits.
Mais dans la ville du maire Gérald Tremblay, où cohabitent francophones, anglophones, communautés culturelles et nouveaux arrivants de tous les coins de la planète, le portrait est bien différent.
Ainsi, on apprend notamment que les marmots n'entendront pas un mot de français de la journée dans 5 % des 323 CPE montréalais, où on ne parle qu'en anglais, et dans 1,5 % des 265 garderies privées.
À part le français et l'anglais, plusieurs autres langues peuvent être entendues et parlées dans les services de garde montréalais, CPE et garderies.
L'italien vient au premier rang (10 établissements), suivi par l'espagnol (9), l'hébreu (7), le russe, l'arabe, le grec, le chinois, le polonais, le roumain et le yiddish.
Au total, pour l'ensemble du Québec, on compte 40 % de garderies privées — environ 240 — et 10 % de CPE — quelque 130 — qui s'affichent bilingues ou polyglottes.
Sur tout le territoire, l'usage exclusif du français est le cas pour 85 % des CPE, 59 % des garderies et 64 % des garderies en milieu familial.
Il est difficile de mesurer les changements qui ont pu survenir ces dernières années et voir comment la situation a pu évoluer quant à la langue d'usage dans les services de garde, car il existe peu de points de référence.
Le seul point de comparaison date de 2002-03, mais les tableaux qu'on y trouve ne comptent pas exactement les mêmes données que 2008-09 puisque les questions ne sont pas toujours les mêmes.
Cependant, vérification faite auprès du bureau des sous-ministres de la Famille, en effectuant des recoupements entre les différents tableaux, on peut affirmer que la place du français a eu tendance à se dégrader d'environ 1 % dans les CPE au cours des cinq dernières années à Montréal.
En 2002-03, on indiquait par exemple que l'anglais était présent dans 67 % des garderies et dans 36 % des CPE, mais sans dire dans quelle proportion il s'agissait d'établissements unilingues ou bilingues.
Les services de garde n'ont aucune balise à respecter sur le plan linguistique. Pour les parents, le libre-choix prévaut.
