Article de Michel David paru dans le journal Le Devoir le 3 décembre 2011
La force d’attraction de l’anglais est telle qu’il faut être vraiment très persuasif pour convaincre les nouveaux arrivants qu’ils ont intérêt à se mettre au français dans un pays qui est officiellement bilingue et multiculturel.
Encore faudrait-il s’assurer que la réalité ne vienne pas contredire le message. À quoi servirait-il de multiplier les budgets consacrés à l’intégration des immigrants s’il est démontré qu’on peut obtenir des postes du plus haut niveau sans qu’il soit nécessaire de parler français?
Le Mouvement Québec français a cependant raison: il est bien difficile d’exiger que la Caisse de dépôt ou a fortiori la Banque Nationale se conforment aux exigences de la francisation si le gouvernement du Québec persiste lui-même à entretenir le parc jurassique en communiquant avec les entreprises en anglais.
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