Le système collégial québécois de langue française se détériore

18 juin 2020

Bien souvent, on justifie la non-application de la loi 101 au cégep en s’appuyant sur le concept du libre-choix.

À la lumière des données actuelles, près de 43 ans après l’adoption de la loi 101, il est évident que l’existence parallèle d’un système collégial public en anglais, financé à 100% par nos impôts, porte atteinte au développement du système de langue française, notre langue commune et officielle. Or, notre situation très minoritaire en Amérique du Nord où l’anglais s’impose comme langue hégémonique, nous oblige comme société à mettre les bouchées doubles pour rivaliser. Malheureusement, nos cégeps français peinent à concurrencer, et ce, sur notre propre territoire. Les données ne mentent pas. Le système collégial québécois de langue française se détériore. Le gouvernement doit absolument changer son fusil d’épaule et donner une chance à nos établissements de langue française, forts de la dévotion de leurs professeurs et artisans dévoués, de réussir.

Partager cet article :