Pour une langue française attractive

20 décembre 2019

Le pouvoir d’attraction de l’anglais est toujours largement disproportionné par rapport à celui du français. Selon le dernier recensement de Statistique Canada, en 2011, les transferts linguistiques apparents des allophones se font à 43 % (2) vers l’anglais à Montréal alors qu’ils devraient se faire à 90 % (3) vers le français pour respecter le poids démographique des francophones. Sur l’île de Montréal, la proportion des francophones selon la langue parlée à la maison est de 53 % (4), soit 8,8 points de pourcentage de moins qu’en 1986 (61,8 %) (5). Cette tendance, dans un contexte de bilinguisme institutionnel, affaiblira encore davantage le pouvoir d’attraction du français.

Les études prévisionnelles indiquent une minorisation de la population de langue d’usage française à moyen terme à Montréal, ce qui aura un impact majeur dans l’ensemble du Québec.

(2) Guillaume Marois et Patrick Sabourin, démographes, 2012 — http://goo.gl/hvzAMH ;
(3) Nouvelles perspectives démolinguistiques du Québec et de la région de Montréal 2001-2051, 2008 ;
(4) Statistique Canada, Recensement 2011 ;
(5) Statistique Canada, Recensement 1986

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