Article de DOMINIQUE HARDY, Journal de Québec, 05/06/2011 Le jugement de la Cour suprême invalidant la loi 104 sur les écoles passerelles permettant à des parents non anglophones de réclamer une éducation en anglais pour leurs enfants a été un véritable coup de fouet aux dires de Mario Beaulieu. « On s’est fait bâillonner, on s’est fait imposer que l’on puisse acheter le droit d’aller à l’école publique anglaise », déplore-t-il. Notre réponse au bâillon, c’est la relance du MQF. » Le MQF est né originalement en 1971 de l’initiative de François-Albert Angers, alors président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, et de Mathias Rioux, président de l’Alliance des professeurs de Montréal à cette époque. Ils avaient pris la décision de faire renaître les idées du Front du Québec français. La renaissance de ce mouvement fait bien plaisir à son fondateur. « Il faut reprendre la lutte » estime Mathias Rioux. La langue française n’est pas menacée qu’à Montréal laisse entendre l’ancien ministre péquiste. « C’est un piège de penser que la question linguistique est une question montréalaise », rectifie-t-il. « C’est la question de tout le monde. Si Montréal est frappée plus durement, ça s’explique. (…) C’est une question nationale et c’est à nous de s’en occuper. » Le MQF mobilisera la population à travers des manifestions, des rassemblements ainsi que des campagnes de sensibilisation. Voir dans le site Journal de Québec
Résurrection du Mouvement Québec français
Dimanche, 5 juin 2011 15:53MISE à JOUR Dimanche, 5 juin 2011 15:53
« La force d’attraction du français n’étant pas suffisante », le Mouvement Québec français (MQF) renaît de ses cendres et verra à la sauvegarde du français à travers la province.
« Il est temps que le débat se fasse dans toutes les régions, parce qu’en ce moment, la bataille à Montréal n’est pas sur la voie d’être gagnée », s’inquiète Mario Beaulieu, président du Mouvement Québec français. Pour cette raison, des dizaines de personnes étaient réunies hier au Musée national des beaux-arts du Québec pour dévoiler la plate-forme du MQF à la grandeur de la province. Le mouvement de la région de Québec avait été lancé la veille.
Minorité
« Les francophones sont devenus minoritaires », signale M. Beaulieu. « La force d’attraction du français n’est pas suffisante. Nous, on pense que si on ne réagit pas maintenant, si on ne commence pas une grande mobilisation, à un moment donné, ça va être difficile d’y revenir. »
Le jugement de la Cour suprême invalidant la loi 104 sur les écoles passerelles permettant à des parents non anglophones de réclamer une éducation en anglais pour leurs enfants a été un véritable coup de fouet aux dires de Mario Beaulieu. « On s’est fait bâillonner, on s’est fait imposer que l’on puisse acheter le droit d’aller à l’école publique anglaise », déplore-t-il. Notre réponse au bâillon, c’est la relance du MQF. »
Historique
Le MQF est né originalement en 1971 de l’initiative de François-Albert Angers, alors président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, et de Mathias Rioux, président de l’Alliance des professeurs de Montréal à cette époque. Ils avaient pris la décision de faire renaître les idées du Front du Québec français. La renaissance de ce mouvement fait bien plaisir à son fondateur. « Il faut reprendre la lutte » estime Mathias Rioux.
La langue française n’est pas menacée qu’à Montréal laisse entendre l’ancien ministre péquiste. « C’est un piège de penser que la question linguistique est une question montréalaise », rectifie-t-il. « C’est la question de tout le monde. Si Montréal est frappée plus durement, ça s’explique. (…) C’est une question nationale et c’est à nous de s’en occuper. » Le MQF mobilisera la population à travers des manifestions, des rassemblements ainsi que des campagnes de sensibilisation.
