Speak white, boy.

06 décembre 2011

Réplique de Richard Martineau à Don Mac Pherson dans Canoé.ca le 5 décembre 2011

Selon Don Macpherson du journal The Gazette, les Québécois francophones ont remplacé le hockey par un nouveau sport national: la «chasse» aux unilingues anglophones. Pour le chroniqueur, cette fâcheuse tendance à pointer les Anglos unilingues du doigt frôle la paranoïa. En effet, pense-t-il, seule une petite poignée d’anglophones persisterait à ne pas parler français. Les autres seraient parfaitement bilingues.

Lire le texte complet dans canoe.ca

Pour Macpherson (qui, rappelons-le, m’a déjà traité de xénophobe juste parce que je revendiquais haut et fort le droit d’être servi dans ma langue dans les commerces de Montréal -quelle drôle d’idée !), le fait que la Banque Nationale ait embauché un cadre unilingue anglophone est un détail sans importance. Pas de quoi fouetter un kitten.

Qu’importe si le bonhomme demandait aux francophones qui l’entouraient de lui parler dans la langue de Mordecai : he was the best man for the job.

Devant la compétence, la culture n’a qu’une seule chose à faire : courber le dos et prendre son trou.

Speak white, boy.

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