Le recul du français n’est pas la faute des anglophones ni des allophones. Ce sont les Québécois en poste d’autorité, qui ont bénéficié des avantages de la loi 101, qui font reculer le français au Québec. Les Québécois devraient se tenir droit, grand, fier et debout comme les hommes et les femmes de la génération de Camille Laurin. Quand les Québécois donneront exemple aux plus jeunes, ces derniers épouseront le combat linguistique comme leurs grands-parents l’ont fait.
MQF – 24/11/2017
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Pendant que certains commerces peinent toujours à servir des clients en français à Montréal, des organismes n’hésitent pas à dénoncer l’inertie des Québécois à revendiquer leurs droits.
L’an dernier, sur les 2973 plaintes reçues à l’Office québécois de la langue française (OQLF), seulement 18 % concernaient la langue de service des commerçants.
« Ce n’est pas la faute des anglophones ni des immigrants, mais bien celle des francophones », déplore le porte-parole du Mouvement Québec français, Éric Bouchard.
Selon ce dernier, certains francophones « qui ont développé le complexe du colonisé » auraient tout simplement peur de déplaire en revendiquant leur droit de se faire servir en français au Québec.
« Résultat : le français dans l’affichage commercial recule depuis 25 ans », soutient M. Bouchard.
Or, pour le mouvement Impératif français, « cette arrogance exprimée par un petit gérant francophone d’une boutique Adidas est éloquente », indique le président Jean-Paul Perreault.
« Même les francophones en sont rendus à s’excuser de parler français. Il faut le faire », ajoute-t-il.
Encore deux ans
À l’OQLF, on soutient que le dossier de l’affichage en français retient toujours l’attention.
Les commerçants ont encore deux ans pour se conformer à la nouvelle réglementation sur l’affichage extérieur. « Dès novembre 2019, les entreprises devront avoir un message en français sur leurs affiches sans être obligées de changer leur marque de commerce », indique le porte-parole de l’OQLF, Jean-Pierre Leblanc.
L’an dernier, plus de 70 % des plaintes déposées à l’OQLF relevaient de l’affichage public et commercial ainsi que de la langue de documentation de produits sur le web. L’OQLF soutient que 7 plaintes sur 10 enregistrées proviennent de la région de Montréal.
Or, malgré des milliers de plaintes, seulement sept entreprises ont été trouvées coupables depuis le début de l’année de ne pas avoir respecté la loi sur l’affichage en français, et elles ont été condamnées à des amendes totalisant 14 000 $.
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