COMMUNIQUÉ – Les élus québécois doivent être cohérents et appuyer l’unique solution qui enrayera la pire cause de l’anglicisation du Québec : l’application de la loi 101 au collégial

02 mars 2020

Montréal, 2 mars 2020 – Le Mouvement Québec français (MQF), par la voix de son président Maxime Laporte, réclame que l’ensemble des partis politiques représentés à l’Assemblée nationale revoient leur position défavorable à l’application de la loi 101 dans les établissements d’enseignement collégial, pour ainsi enrayer la pire cause de l’anglicisation du Québec, tel que le rapporte plusieurs experts, dont le chercheur indépendant Frédéric Lacroix. En outre, le MQF sonne l’alarme et interpelle les élus québécois pour qu’ils se ravisent rapidement.

Tel que le confirme Frédéric Lacroix dans son dernier texte publié sur le site Internet du MQF, chaque année, les données sont révélatrices et de plus en plus inquiétantes. Une part immense des étudiants québécois, « 19% de l’effectif global temps plein au collégial et 25,4% de l’effectif universitaire », est diplômée par les institutions postsecondaires anglophones du Québec, pour que finalement une majorité d’entre eux décide de faire carrière en anglais et opte, ultimement, pour cette langue au quotidien. « Plus d’un étudiant sur quatre qui se destine à l’université choisit l’anglais dès le collégial ». Pour le MQF, cette brèche doit impérativement être colmatée. Il y a urgence d’agir.

Maxime Laporte a fait valoir : « En cette ère où la volonté politique en faveur du renforcement du statut de la langue française bat son plein à Québec et bénéficie d’un appui majeur dans l’opinion publique, l’échec n’est pas une option. Pour que la réouverture de la loi 101, promise par le gouvernement Legault, atteigne véritablement les résultats souhaités par les Québécois, la seule approche viable est celle visant à enrayer les causes de l’anglicisation, sans négliger -évidemment- la plus dommageable d’entre elles, la non-application de la loi 101 au collégial. Il serait ridicule qu’au cours du processus, des considérations politiciennes fassent en sorte qu’à terme, l’anglicisation continue de se développer dans notre espace public à la vitesse grand V. »

C’est en prétextant vouloir éviter une probable atteinte au principe d’accès à la connaissance des études supérieures que, par le passé, à chaque fois qu’ils ont dû se positionner sur cet enjeu, les élus de l’Assemblée nationale se sont montrés réfractaires à l’application de la Charte de la langue française dans les établissements collégiaux. Toutefois, cette anticipation ne tient pas la route. En somme, il ne s’agit pas d’empêcher l’accès à la connaissance, mais bien de s’assurer que le partage soit accessible à l’ensemble de la société par le biais de la langue officielle et commune, le français, tout en se prémunissant contre les dérives sociales que peuvent provoquer l’anglicisation.

M. Laporte a affirmé : « L’application de la loi 101 dans les établissements collégiaux est une mesure essentielle dont le Québec français ne peut se priver. Tous les élus qui se targuent d’être amis de la cause du français au Québec doivent entendre raison et changer leur fusil d’épaule. S’il est rentable politiquement que d’être défenseur de la langue française, cela veut aussi dire qu’il l’est également que de prendre les mesures en conséquence. La fin de la récréation a sonné. Les élus qui ont suscité des attentes quant à leur volonté de défendre le français doivent maintenant prendre leur responsabilité. »

Le Mouvement Québec français promet donc de multiplier les actions pour sensibiliser les élus québécois et faire pression.

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