LA PRÉSENCE DE CUNNEYWORTH CONTESTÉE
Article de La Presse Canadienne publié sur RDS.CA le 18 décembre 2011
De son côté, le président de la Société Saint-Jean-Baptiste, Mario Beaulieu a durement critiqué l’embauche de l’Ontarien pour tenir les rênes de la seule équipe la Ligue nationale de hockey basée au Québec.
Selon lui, le poids symbolique de l’équipe pour les francophones est très important, ce qui rend la nomination de M. Cunneyworth encore plus insultante.

Mais la direction regrettera sa décision, prédit Mario Beaulieu, parce que de nombreux Québécois se désintéresseront du hockey avec le temps, à mesure que le sport s’éloignera de leur réalité. Il juge que la décision est `inacceptable’, faisant aussi remarquer `qu’il y a de moins en moins de joueurs francophones dans l’équipe de Montréal’.
M. Beaulieu a rappelé qu’au début de son existence, le Canadien était `l’équipe des francophones’. Selon lui, `en s’éloignant de sa clientèle francophone et en la délaissant à ce point-là, un moment donné, il va y avoir moins d’intérêt pour le hockey’.
Il ajoute que la maîtrise du français devrait être une condition de base dans l’embauche d’un entraîneur d’une équipe de hockey dans la province.
Langue de travail : la Banque Nationale encore sur la sellette
Article publié sur le site le Conseiller.ca (Le média des professionnels en services financiers au Québec) le 15 décembre 2011
Les mesures mises en place par la Banque Nationale pour réitérer le caractère fondamental du français comme langue de travail sont « mollassonnes » et « insultantes », estime le Mouvement Québec français (MQF). Afin de forcer l’institution à annoncer des « mesures rigoureuses et efficaces pour refranciser les relations de travail à la Banque Nationale », l’organisme invite les Québécois à « retirer le plus tôt possible tout avoir qu’ils y possèdent ».

Elle leur demande également de cesser d’utiliser leur carte de crédit de la Banque Nationale et de contacter le président de la Banque Nationale, Louis Vachon, pour lui témoigner leur indignation.
À l’évidence, ces mesures ne satisfont pas le MQF. La Banque Nationale « devrait exiger énergiquement que toutes les réunions se déroulent en français dès maintenant et ne pas déjà prévoir d’exceptions. Il apparaît que la Banque espère davantage calmer la crise médiatique que d’instaurer véritablement le français comme langue de travail », note le MQF.
Voir sur le site Conseiller-Le média des professionnels en services financiers au Québec
«On doit cesser d’angliciser le Québec avec nos impôts» – Jacques Archambault
Article d’Alexis Beaudet publié dans le journal L’Action le 12 décembre 2011
Mouvement Lanaudière Français
Le président du Mouvement Lanaudière français, monsieur Jacques Archambault a lancé un véritable cri du cœur «Les gouvernements doivent cesser d’angliciser le Québec à même nos impôts» a-t-il dit après la conférence de Patrick Sabourin, président de l’Institut de recherche sur le français en Amérique (IRFA) qui présentait le 7 décembre dernier l’étude qu’il a commandée à l’Institut de recherche en Économie contemporaine (IRÉC).

«Il est complètement aberrant que les Lanaudois aient à payer de leurs poches pour angliciser davantage Montréal et contribuer à angliciser les immigrants et les allophones» s’insurge Jacques Archambault.
«Le Mouvement Lanaudière français, poursuit Jacques Archambault, réclame donc justice à nos gouvernements afin que les dépenses de nos taxes et impôts correspondent davantage au poids démographique de la langue majoritaire».
Québec solidaire écarte l’option de la loi 101 au cégep
Au troisième et dernier jour de leur congrès à Montréal, les délégués de Québec solidaire se sont prononcés contre l’application de la loi 101 dans les cégeps.
« Je pense sincèrement qu’avec l’extension de la loi 101 dans les cégeps, on crée une sorte de diversion, on se trompe de cible », a affirmé Françoise David devant les militants.
De son côté, Amir Khadir avait déjà indiqué qu’il était personnellement en désaccord avec la mesure. Lorsqu’il a pris la parole dimanche, il a dit souhaité que sa formation fasse plutôt la promotion du français comme langue de travail.

« Il faut vraiment que Québec solidaire, quoiqu’on décide aujourd’hui, continue à mettre l’accent sur le fait que la véritable solution passe par une francisation des milieux de travail, surtout dans les grandes entreprises, là où ça envoie des messages à nos jeunes », a-t-il déclaré.
Une sortie virulente contre l’Office québécois de la langue française
Par Donald Brouillette, Laurentides express, le 9 Décembre 2011
Rhéal Fortin, président du Mouvement Québec français, région Laurentides et Réjean Arsenault, président de la Société Nationale des Québécois, région Laurentides considèrent qu’il s’agit là d’un manque total de courage et dénoncent cette approche qui n’est rien d’autre qu’une fuite en avant, disent-ils. Après plus de 34 ans de «sensibilisation» à la Loi 101 et le constat d’échec auquel en arrivent l’Office et le gouvernement, l’OQLF veut encore sensibiliser les entreprises, dénoncent-ils!

Communiqué – Conférence Mouvement Lanaudière français- 7 décembre 2011 : Le gouvernement du Québec anglicise le Québec aux frais de toutes les régions
Le président de l’Institut de recherche sur le français en Amérique, monsieur Patrick Sabourin a donné une conférence sur les résultats d’une étude menée, à sa demande, par l’Institut de recherche en économie contemporaine (IRÉC). Cette étude, affirme le Président du Mouvement Lanaudière français, monsieur Jacques Archambault, démontre notamment que les citoyens et citoyennes de la région de Lanaudière et des autres régions paient pour angliciser Montréal et les Montréalais.
Cette conférence publique a eu lieu le 7 décembre à l’Académie populaire de Joliette
Monsieur Sabourin a donné les détails de cette étude et répondu par la suite aux questions de l’auditoire; il a démontré que le pourcentage des emplois publics au Québec dont la langue de travail est principalement l’anglais est largement plus élevé que le pourcentage d’anglo-québécois; ceci se traduit par 2,2 milliards $ de surplus en masse salariale et par 50 000 emplois de plus que ce que justifie le poids démographique des anglophones au Québec.
Français en milieu de travail : une situation à redresser rapidement selon Québec solidaire
Communiqué de presse de Québec Solidaire publié sur CNW Telbec le 8 décembre 2011 Encore une fois, des exemples troublants de laxisme linguistique ont été révélés à la population. Par exemple, chez Bombardier, une entreprise authentiquement québécoise et fondée par un francophone, on est passé à l’anglais sous prétexte de commerce international. « Je suis […]
Yes, no, toaster
Article de Grégory Delrue, directeur principal, Évolution Recrutement publié dans le journal Métro le 8 décembre 2011
Au Québec, il faut maîtriser les deux langues officielles pour profiter de toutes les opportunités professionnelles Voici quelques exemples
Ma réponse était assez longue et élaborée pour convaincre mon interlocuteur du premier coup. Bingo, mon discours l’ayant rassuré sur mon niveau d’anglais, nous sommes repassés au français et j’ai eu le poste. Quelques semaines plus tard, alors que j’occupais mes fonctions, mon superviseur m’a écouté converser avec un client anglophone et m’a fait remarquer par la suite que mon anglais n’était pas terrible. J’ai alors rétorqué que c’était pourtant lui qui m’avait évalué lors de mon entrevue…

Je l’ai peut-être «remis à sa place», mais ne vous y trompez pas, si je n’avais pas rapidement amélioré mon anglais, c’est lui qui m’aurait «démis de ma place». Avec raison, car à Montréal le bilinguisme est de mise. Le cas des cadres anglophones à la Caisse de dépôt en est un exemple, bien que le contexte international de l’entreprise doive également impliquer l’inverse.
Speak white, boy.
Réplique de Richard Martineau à Don Mac Pherson dans Canoé.ca le 5 décembre 2011 Selon Don Macpherson du journal The Gazette, les Québécois francophones ont remplacé le hockey par un nouveau sport national: la «chasse» aux unilingues anglophones. Pour le chroniqueur, cette fâcheuse tendance à pointer les Anglos unilingues du doigt frôle la paranoïa. En […]
Pour se délier la langue
Article de Sabrina PLANTE publié dans Vigile le 5 décembre 2011
Le français au Canada a donc subi, particulièrement au cours de ces derniers temps, une raclée considérable.
« Il a des subalternes qui parlent le français », déclarait le porte-parole de la Caisse de dépôt du Québec à propos d’un haut cadre, unilingue anglophone, pour amoindrir le tumulte provoqué par un tel constat. Une phrase que l’on aurait cru tout droit sortie de l’époque pré-révolution tranquille. L’époque où un francophone, même bilingue, avait des conditions de vie bien en deçà des anglophones. L’époque où arpenter les rues de la métropole montréalaise assenait de la visible domination économique anglo-saxonne, par le visage du paysage linguistique qu’elle exhibait, et par l’usage de la langue que l’on devait utiliser dans bien des transigeances quotidiennes. Une époque que l’on aurait presque cru assimilable à ce que dépeint tristement un magnifique poème de Michèle Lalonde du nom de « Speak white ».

