Formés à vos frais, ils fuient le Québec
Sébastien Ménard, Le Journal de Montréal, le 18 mars 2009 La formation des 44 médecins formés à McGill et qui ont quitté le Québec a coûté 7 M$ aux contribuables.
Mégas-hôpitaux à Montréal – Les régions laissées pour compte?
Radio-Canada Mauricie, 24 mars 2009 « Le projet de construction de deux grands hôpitaux à Montréal sème l'inquiétude en Mauricie.
Le respect était sa signature – discours de Maria Mourani, le 20 mars 2009 lors du 10e anniversaire de commémoration de Camille Laurin
Maria Mourani, Tribune libre de Vigile, le 24 mars 2009 « Mesdames, Messieurs, Bonjour, C’est un grand honneur pour moi de m’adresser à vous à l’occasion de la commémoration du dixième anniversaire du décès de Camille Laurin.
Le français dans les TI : l’OQLF souligne le travail des passionnés
Patrice-Guy Martin, Direction informatique 27 mars 2009 « C'est lors de la soirée Mérites et Francopub, l'un des points culminants de la Francofête, qui a eu lieu mercredi soir au Centre des sciences de Montréal que l'Office québécois de la langue française et ses partenaires ont souligné
30 ans de loi 101 – Maria Mourani
Allocution de Maria Mourani suite à la marche célébrant le 30e anniversaire de la loi 101.
L’anglais en entreprise: des pratiques à la limite de la légalité
Article de Philippe Mercure dans La Presse du 4 avril 2009 Des communiqués de presse en anglais seulement. Des conférences téléphoniques au cours desquelles des dirigeants d'entreprises québécoises discutent avec des analystes financiers sans qu'aucun mot en français ne soit prononcé.
AUDIO – Est-ce que le gouvernement en fait assez pour aider les immigrants à apprendre le français?
ERIC BOUCHARD | 98,5 FM | 27/01/2016
« L’Institut de recherche en économie contemporaine (IREC) publie ce matin Le Québec rate sa cible, une étude qui dresse le portrait global de la francisation de l’immigration depuis 1991, soit 25 ans après l’adoption de la politique d’immigration en cours. Parmi les faits saillants, on découvre que plus de 200 000 immigrants, soit 20% de l’ensemble de la population immigrée du Québec, ne parlaient toujours pas français en 2011. Parmi eux, plus de 111 000 sont arrivés depuis 1991 dont près de 43 000 entre 2006 et 2011. De ces 202 830 immigrants, 159 575 parlent uniquement anglais et 43 255 ne parlent ni français ni anglais.
Pour le directeur général du Mouvement Québec français (MQF), Eric Bouchard, si seulement la moitié de ces 200 000 immigrants parlaient français, cela représenterait 100 000 personnes de plus qui consommeraient de l'information en français. À une époque où tous cherchent des lecteurs et des auditeurs pour rentabiliser leurs entreprises, la francisation de l'immigration n'est pas qu'une histoire d'action défensive des groupes pro-français, c'est fondamentalement économique. »
Technique en entretien d’aéronefs – Décollage d’un DEC en anglais
Article de Clairandrée Cauchy, dans Le Devoir du lundi 27 avril 2009 Le programme de technique en entretien d'aéronefs en anglais prendra finalement son envol l'automne prochain au Collège Édouard-Montpetit.
Des prêtres inquiets du bilinguisme de l’Église
Alec Castonguay, Le Devoir, 22 décembre 2009. A Montréal, la plupart des communications de l'Église catholique sont maintenant bilingues, ce qui inquiète plusieurs prêtres qui ont récemment écrit au cardinal Turcotte pour lui demander de freiner l'expansion de l'anglais dans le diocèse. Selon plusieurs prêtres, ce laxisme en matière de langue contribue clairement à l'anglicisation des immigrants, souvent très croyants, qui fréquentent l'Église dès leur arrivée au Québec.
Un poignard judiciaire dans la Loi 101…

« Pourquoi ne pas enchâsser la Charte de la langue française dans les conventions collectives. » ─ MQF
La Cour d'appel du Québec vient de fracturer le principe même d'un article primordial de la Loi 101 (celui du français, langue de travail) et la nouvelle – sans doute parce l'affaire ne se déroule pas à Montréal – ne semble pas intéresser grand monde… Cela devrait, ce matin, trôner en manchette de tous les médias de langue française au Québec…
La nouvelle, fort bien expliquée par Stéphanie Marin, journaliste de la Presse canadienne, a été jusqu'à maintenant diffusée sur les sites Web du quotidien Le Droit et de Radio-Canada (région Ottawa-Gatineau). Le Droit a aussi publié un résumé incomplet dans son édition papier. Était-ce un premier jet de Mme Marin ou un charcutage maison? Sais pas, mais cela s'ajoute aux erreurs de présentation du quotidien en août 2015, dans une manche précédente de la même guerre judiciaire (voir plus bas).
Alors qu'en est-il, au juste? Au départ il s'agit de savoir si la connaissance de l'anglais est requise pour un pauvre petit poste de commis aux finances à la ville de Gatineau. Le syndicat dit non. La ville dit oui. Un grief est déposé et l'arbitre est saisi de l'affaire. En cause, l'article 46 de la Charte de la langue française, qui stipule: «ll est interdit à un employeur d'exiger pour l'accès à un emploi ou à un poste la connaissance ou un niveau de connaissance spécifique d'une langue autre que la langue officielle, à moins que l'accomplissement de la tâche ne nécessite une telle connaissance.»
L'arbitre René Turcotte donne raison au syndicat, et son jugement s'appuie carrément sur le sens de cette notion de nécessité ou pas de l'anglais (ou de toute autre langue que le français) au travail. «La nécessité ne doit pas être confondue avec l'utilité, l'opportunité, la qualité du service offert par un employeur», écrivait-il. La ville de Gatineau a porté le jugement arbitral en appel à la Cour supérieure, qui a maintenu la décision de première instance. Cette décision est celle qui a donné lieu (en août 2015) aux titres pour le moins fantaisistes en pages une et trois du Droit, ainsi que sur son site Web.
La ville, voulant à tout prix un candidat bilingue pour son poste de commis aux finances, a investi d'autres fonds publics pour attaquer deux décisions, arbitrale et judiciaire, en sachant fort bien qu'elle attaquait aussi la portée de la Loi 101 dans une région où le français est déjà fragilisé. Or, voilà, qu'elle vient de gagner cette troisième manche (et non la première comme l'indique le titre) et que, ce faisant, elle vient d'ébranler un pan entier de la protection judiciaire du français comme langue de travail.
Car le juge Yves-Marie Morrissette, de la Cour d'appel, vient carrément de dire, dans son jugement, que la notion de nécessité (de l'anglais ou de toute autre langue) est beaucoup plus élastique que l'on croyait… Au fond, les législateurs ont écrit le mot «nécessaire» mais ce n'est pas vraiment dans un sens restrictif… Et ce juge, se substituant à l'Assemblée nationale, vient inclure d'autres facteurs pour arriver à un niveau «souhaitable» (plutôt que nécessaire) de connaissances linguistiques, ce niveau pouvant varier de façon plus ou moins floue selon les lieux de travail ou même selon la réalité linguistiques des différentes régions du Québec…
À moins que j'aie mal compris le sens de ce jugement et le texte de Mme Marin, c'est un coup de poignard judiciaire en plein coeur d'un article clé de ce qui reste de la Loi 101… Un grand pas en avant vers le bilinguisme à volonté au travail… Allô, y a quelqu'un à l'écoute dans les médias?
