L’école anglaise ouverte aux parents fortunés

20 novembre 2016

Robert Dutrisac, Le Devoir, 3 juin 2010 avec la collaboration de Lisa-Marie Gervais et d'Hélène Buzzetti. Utiliser la clause nonobstant contenue dans la Charte canadienne des droits et libertés, « ce n'est pas un drame, ce n'est pas un crime contre l'humanité », a lancé à l'Assemblée nationale Pauline Marois, citant Robert Bourassa qui l'a utilisée pour la langue d'affichage. Jean Charest a cité de son côté Lucien Bouchard qui refusait de l'utiliser en matière linguistique.

Projet de loi 103 – Les méandres du cas par cas

20 novembre 2016

Michel Seymour, Le Devoir, 4 juin 2010. Michel Seymour est professeur au Département de philosophie de l'Université de Montréal et auteur de De la tolérance à la reconnaissance. Une théorie libérale des droits collectifs (Boréal, 2008) En ce sens, il ne suffit pas d'affirmer « l'importance d'assurer la pérennité de la langue française », car la Charte de la langue française est une condition du « vivre-ensemble » et non du « survivre-ensemble », comme c'est le cas pour l'anglais aux États-Unis, le français en France, l'allemand en Allemagne et l'italien en Italie. Nous avons le droit collectif de faire du français la langue publique commune du Québec et le droit d'instaurer le français comme langue de la citoyenneté. Ce droit impose une limitation raisonnable aux citoyens issus de l'immigration qui désirent résider au Québec, car il est l'expression du droit collectif du peuple québécois à l'autodétermination.

Lettres – Prise 103

20 novembre 2016

Hubert Larocque, Gatineau, Le Devoir, 3 juin 2010. Le projet 103, déposé par le gouvernement Charest, donne raison à la Cour suprême contre le Québec français. Peu importe le nombre, du reste imprévisible, des passages à l'école anglaise, on voit clairement que le Québec n'est pas maître chez lui. Ses lois peuvent être modifiées ou abrogées du dehors pour configurer le Québec au Canada anglais ou multiculturel. Au lieu de céder, ne fallait-il pas affronter le tribunal fédéral?

Forces armées canadiennes – les francophones toujours défavorisés

20 novembre 2016

Dominique La Haye, Journal de Québec, Presse canadienne, 2 juin 2010. Non seulement les militaires francophones peinent à avoir accès à une formation dans leur langue au sein des Forces canadiennes, mais la formation qu’ils reçoivent n’est pas à jour comme celle de leurs collègues anglophones.

Francophonie : ne pas se laisser assimiler

17 novembre 2016

Cette Université d’été sur la francophonie des Amériques est une excellente initiative.  ─ MQF L’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) sera l’hôte de la 5e édition de l’Université d’été sur la francophonie des Amériques, du 5 au 11 juin, en collaboration avec l’Université de Moncton. C’est une occasion de se rappeler que la préservation du […]

Loi sur les services en français : comment c’est, ailleurs au Canada?

17 novembre 2016

La Loi sur les services en français de l’Ontario a décéléré l’assimilation des francophones de l’Ontario mais aussi des tous les francophones hors Québec. ─ MQF Il y a 30 ans, les élus de l’Ontario votaient à l’unanimité la Loi sur les services en français, qui reconnaît les droits des francophones. Qu’en est-il des autres […]

423 plaintes contre des sites internet non conformes à la Loi 101

16 novembre 2016

Si ces sites Internet enfreignent les dispositions de la Loi 101, pourquoi les entreprises propriétaires de ces sites Internet ne font-elles pas face à la justice? ─ MQF Des citoyens montréalais déposeront mardi 423 plaintes à l’Office québécois de la langue française (OQLF) contre des entreprises situées principalement dans l’arrondissement de Saint-Laurent, mais aussi dans […]

La Loi sur les services en français de l’Ontario a 30 ans

14 novembre 2016

Les Orangistes du Canada n’ont pas tardé après la création de la Confédération canadienne (1867). Plusieurs provinces du Canada anglais ont adopté des lois et réglementations antifrançaises et anticatholiques. Cela porte un nom : Le génocide culturel des francophones au Canada. ─ MQF Le 18 novembre 1986, les élus du gouvernement ontarien votaient à l’unanimité pour […]

Affichage commercial et marques de commerce : Un fragile pas vers l’avant!

3 novembre 2016

 

« Ce pas vers l’avant du gouvernement annonce la fin de l’inaction gouvernementale et sociétale en matière linguistique qui perdure depuis plus de 25 ans. Le français redevient une priorité lentement, mais sûrement ! » ─ MQF

 

MONTRÉAL, 3 novembre 2016 – Nous apprenions aujourd’hui que le gouvernement Couillard n’obligerait pas l’ajout d’un générique français à une marque de commerce anglaise. Le gouvernement modifiera plutôt le règlement sur l’affichage commercial afin de s’assurer d’une « présence suffisante » du français sur les façades des magasins. Pour le Mouvement Québec français (MQF), l’ajout d’un générique français à la marque de commerce aurait eu une portée qui convient à la façon dont la grande majorité des commerces font leur promotion en 2016.  

Pourquoi l’ajout d’un générique français aux marques de commerce en 2016

Le commerce électronique n’existait pas en 1977 lors de l’adoption de la Charte de la langue française.  De même, le nombreux matériel promotionnel n’était pas aussi omniprésent dans l’espace public. Si le gouvernement avait exigé l’ajout d’un générique français aux marques de commerce, le français se serait retrouvé sur les sites internet français et anglais, sur les réseaux sociaux, sur les uniformes des employés, sur les camions de transport, sur les objets publicitaires, sur les sacs et les emballages commerciaux  ainsi que sur les dépliants publicitaires. Le français aurait été partout, pas seulement sur la façade des magasins.

Présence suffisante : concept flou ultra contestable devant les tribunaux

Avec l’ajout d’un générique, l’intention du gouvernement aurait été non seulement claire, nette et précise à l’endroit des entreprises ayant actuellement pignon sur rue, mais le message envoyé à la population, aux nouvelles entreprises et aux nouveaux arrivants aurait été que le territoire du Québec en est un français. Entre 1977 et 1993, l’unilinguisme en matière d’affichage extérieur était sans équivoque. L’aménagement linguistique gouvernemental rendait les choses claires pour les commerçants, pour la population, pour les immigrants, pour les touristes et pour les inspecteurs de l’OQLF. Le concept de « présence suffisante » du nouveau règlement édulcore celui de « nette prédominance du français » établi par la Cour suprême en 1988 pour affaiblir celui d’unilinguisme qui prévalait depuis 1977. Pour le directeur général du MQF, Eric Bouchard, la « présence suffisante » montre une intention louable de la part du gouvernement d’ajouter du français où il n’y en avait pas auparavant. Ainsi, Costco Wholesale devra ajouter du français sur la devanture unilingue anglaise de ses magasins, alors que Canadian Tire est en tout point déjà conforme puisque la marque de commerce unilingue anglaise est assortie sur la façade de ses magasins de « Centre du jardin » et de « Centre de l’auto ».  La fragilité de ce règlement qui devrait amener davantage de visibilité à la langue de Laferrière, Thui et Diouf se trouve dans le concept de « la présence suffisante » qui ouvre la porte aux contestations judiciaires qui mènent sans cesse à une interprétation restrictive de la portée de la Charte de la langue française. Eric Bouchard se demande comment se définit une présence suffisante du français. Pour certains commerçants, il y a toujours trop de français et se faire dire par des agents de l’Office québécois de la langue française d’en ajouter sous peine de sanctions pour arriver à ce qui serait suffisant mènera assurément le gouvernement québécois à se faire trainer devant les tribunaux.

Malgré les critiques du MQF à l’égard du règlement, Eric Bouchard croit que ce pas vers l’avant du gouvernement annonce la fin de l’inaction gouvernementale et sociétale en matière linguistique qui perdure depuis plus de 25 ans. Le français redevient une priorité lentement, mais sûrement!

Pour un financement équitable de l’UQAM et du réseau universitaire francophone

18 octobre 2016

Mario Beaulieu, Tribune libre de Vigile, 23 avril 2009 «Alors que plus de 85 % des nouveaux arrivants et des allophones s’installent dans la région de Montréal, il est aberrant que les universités francophones à Montréal emploient seulement 43 % des professeurs (57 % pour les universités anglophones).